Madagascar: Cybercriminalité - Un facebooker mis sous les verrous

Auteur d'une publication de photos et vidéos pornographiques sur facebook, un jeune homme se trouve maintenant placé en détention préventive, à Toamasina.

En taule. Un utilisateur de facebook vient d'être traduit au Parquet, auprès du tribunal de première instance de Toamasina, pour diffusion de photos et vidéos pornographiques. Il écope maintenant d'un placement sous mandat de dépôt au pénitencier d'Ambalatavoahangy. Une dénonciation le concernant a saisi la gendarmerie de la division de cybercriminalité d'Antananarivo et l'a poussée à mener tambour battant une enquête. Au fil de ses investigations, elle a identifié l'internaute incriminé.

Exploitation sexuelle

Elle a localisé son adresse dans la capitale de Betsimisaraka. Elle a donc confié la suite de la filature à ses frères d'arme de la section des recherches criminelles de la contrée.

Au début de la semaine, soit le lundi 30 mars, les gendarmes ont déniché le principal suspect. Ils l'ont embarqué pour être mis en examen. Il serait passé aux aveux. La véritable motivation l'ayant encouragé à publier ces images érotiques reste floue.

« C'était un film, tourné par des étrangers, mettant en scène une mineure dans une exploitation sexuelle. C'est un délit vis-à-vis de la loi sur la cybercriminalité, raison pour laquelle il a été envoyé derrière les barreaux », raconte la gendarmerie, chargée de l'affaire.

« La gendarmerie prévient que la diffusion d'un tel film et son partage constituent des actes répréhensibles. L'auteur sera toujours démasqué même s'il utilise un faux compte », informe-t-elle.

Un bilan statistique sur la poursuite judiciaire des facebookers, comme celui-ci, n'a pas encore été disponible, hier. Ce qui est sûr, si l'on s'en tient aux informations glanées, c'est que ce jeune individu n'est pas le seul à y tremper. « Mis à part les salons de massage informels et d'autres plateformes de proxénétisme, plusieurs groupes publics et privés abondent sur facebook et rassemblent prostituées et clients. Des étudiantes mineures y sont, elles aussi, pour gagner plus facilement de l'argent », révèle un fin limier à la section de cybercriminalité.

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