Sénégal: COVID-19 - L'appel du chef de l'Etat

Le discours que le Chef de l'Etat, Denis Sassou N'Guesso, a adressé à la nation le 28 mars dernier fait une mise en perspective très claire. Il rassure et mobilise. Car la lutte contre cette pandémie ne se limite pas seulement au constat du danger. « A la vérité, a déclaré le Chef de l'Etat, l'observance de toutes les règles édictées, la détermination et la discipline de tous forment l'essentiel du combat ».

Ainsi donc, la rengaine qui fit florès à propos de l'exceptionnalité des Africains face au pernicieux Coronavirus fait désormais partie du passé. Alors que l'odyssée du Covid-19, commencée en Chine, atteignait l'Europe, plusieurs théoriciens se sont improvisés spécialistes de cette pandémie. L'on entendit dire que ce malin virus ne pourrait résister au climat tropical ; d'autres ajoutèrent que la génétique des peuples mélanodermes les protègeraient contre cette maladie ; il y en eut aussi qui trouvèrent quelques antidotes dans la pharmacopée africaine, antidotes faits de fumigations propices à endiguer toute propagation du Covid-19. Depuis, la cruelle réalité nous a rattrapés. Elle est bien chez nous.

Il est maintenant bien loin le temps où la crise pandémique causée par le Covid-19 n'intéressait que des téléspectateurs pathétiques. Aujourd'hui, un tiers de la population mondiale est en confinement. L'Afrique y est entrée aussi. Chaque pays du continent envisage son scénario de sortie de crise. Déjà ! C'est le cas du Congo, notre pays, où le Président et son gouvernement nous invitent à passer d'abord par une prévention stricte : respect des mesures barrières, confinement de la population, distanciation sociale. Viennent ensuite toutes les démarches qui visent à rassurer sur l'avenir et, surtout, à coordonner les efforts pour surmonter la crise.

A tout le moins, le Covid-19 pose trois défis : sanitaire, social et économique. Le premier défi est celui du confinement, avec l'exigence d'une hygiène plus méticuleuse. Puisqu'il n'y a pas encore de vaccin, le seul moyen d'éviter un engrangement dans les services de santé reste le confinement. Il s'accompagne de l'urgence de pouvoir stocker chez soi les produits de premières nécessités. Le second défi est inhérent à l'environnement et à la vie dans les cités urbaines. Du jour au lendemain, la configuration des liens sociaux, surtout dans le domaine de l'habitat, change les types de rapports de convivialité. Il nous faut réapprendre à vivre ensemble, dans la distanciation, pour mieux freiner la propagation du virus. Il y a, enfin, le défi économique. Au-delà des révisions des perspectives de croissance économique, l'urgence nous impose de nouvelles manières de gérer.

Nous voici donc dans une phase qui devrait faire prévaloir la santé et la sécurité avant tout. Dans les quartiers populaires tout comme dans les localités de l'arrière-pays, il faut amener les populations à penser la réceptivité des consignes et à agir au quotidien pour préserver ce qui doit l'être : la vie humaine.

Tel me semble être tout le sens de l'appel du président Denis Sassou N'Guesso.

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