Cote d'Ivoire: Coronavirus - Toutes les communes d'Abidjan sont touchées.

L'information a été livrée ce dimanche 5 Avril, sur le plateau de la RTI 1, par le Professeur Paul Serge Eholié, chef de service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Treichville.

Ce n'est plus une affaire de Cocody et de Marcory. Le Covid-19 s'est généralisé dans tout Abidjan. Selon le Professeur Paul Serge Eholié, chef de service des maladies infectieuses et tropicales du Chu de Treichville, toutes les communes sont désormais touchées par la maladie."Tous les quartiers d'Abidjan sont aujourd'hui touchés par le Covid-19. Ce n'est donc plus une affaire de Marcory, de Cocody", a-t-il affirmé.

Pour lui, il est plus important de respecter les mesures préconisées par le gouvernement. Et particulièrement, la distanciation sociale. "Il faut d'abord respecter la distanciation sociale. A ce jour, la distanciation sociale n'est pas encore respectée à Abidjan. Il y a trop de monde dans Abidjan. On a l'impression que la population n'a pas encore pris conscience de ce phénomène".

En ce qui concerne l'auto-confinement, le Pr. Paul Serge Eholié estime qu'il n'est pas obligatoire pour le moment pour toute la population. "On ne peut pas parler d'auto-confinement à des personnes qui n'ont pas la maladie. On parle d'auto-confinement aux cas contacts et aux cas confirmés de la maladie.

Il faut prendre conscience de nos réalités. On sait comment on entre dans le confinement, mais on ne sait pas toujours comment on en sort", a-t-il indiqué.

Avant d'ajouter : " Faites-nous confiance. Faites confiance en ce qui est recommandé en Côte d'Ivoire. On va faire un confinement pour une distanciation sociale... Aujourd'hui, à l'Injs, on a un suivi des contacts qui se fait même en santé numérique. Ce qui veut dire que nous savons où les contacts sont. Dès qu'un contact bouge, on s'en rend compte et on le ramène".

A propos du port de masque que le directeur de la santé souhaite obligatoire pour tout le monde, l'invité du journal de RTI1, estime qu'il faut plutôt aller doucement et méthodiquement.

"La stratégie combinée qui implique le port obligatoire de masque va venir. Mais ce qui est le plus important en ce qui concerne le port des masques, privilégions d'abord les soignants. Ce sont eux qu'il faut protéger en premier.

S'il n'y a pas assez de masques, donnons-les aux soignants, aux forces de sécurité et de défense, aux agents des pompes funèbres, à tous ceux qui sont en contact direct avec les patients et qui ne peuvent éviter la distanciation sociale. Sinon, même si vous portez un masque et que vous êtes à 20 cm d'une autre personne, il n'y a pas de distanciation sociale. Et donc, c'est une illusion de protection", a-t-il affirmé.

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