Burkina Faso: Lutte contre le COVID-19 - «Le Burkina n'a pas encore certifié l'Apivirine»

En ce qui concerne le 1er Essai, dénommé CHLORAZ dirigé par le Dr Halidou Tinto, Directeur de Recherche à l'Unité de Recherche Clinique de Nanoro, en collaboration avec le Centre Muraz de Bobo Dioulasso, les CHU de Tingandogo à Ouagadougou et Souro SANON à Bobo-Dioulasso, compte faire une évaluation sur l'efficacité et la sécurité de l'utilisation de la Chloroquine et de la combinaison Chloroquine + Azithromycine dans le traitement de l'infection au COVID-19 au Burkina Faso.

Le protocole de cet essai a été finalisé et soumis au comité d'éthique pour la recherche en santé (CERS), et au comité technique pour les essais cliniques (CTEC) dont l'approbation est nécessaire au déroulement de l'essai clinique. Le Fonds national de la recherche et de l'innovation pour le développement 'FONRID), sur instructions de Monsieur le Ministre, a pris les dispositions pour le financement de cette étude.

Pour la deuxième étude relative à un Essai clinique International dénommé API-COVID-19 conduit dans deux pays africains pour évaluer l'efficacité clinique et virologique d'un médicament à base de plante dénommé APIVIRINE chez les patients atteints de COVID-19, l'autorisation de ce second Essai est également en attente.

POUR L'HEURE L'EQUIPE DE CHERCHEURS DE L'INSTITUT DE RECHERCHE EN SCIENCES DE LA SANTE (IRSS) DIRIGEE PAR LE DR SYLVIN OUEDRAOGO, DIRECTEUR DE RECHERCHE EN PHARMACOLOGIE ET DIRECTEUR DE L'IRSS N'A PAS ENCORE CERTIFIE CE MEDICAMENT.

EN CLAIR, L'INVESTIGATEUR PRINCIPAL AU BURKINA FASO, LE PR MARTIAL OUEDRAOGO, PROFESSEUR TITULAIRE DE PNEUMOLOGIE ET COORDINATEUR DU COMITE NATIONAL DE REPONSE A LA PANDEMIE DU COVID-19 ET LES CHERCHEURS DE L'IRSS N'ONT PAS ENCORE RECOMMANDE L'UTILISATION DE L'APIVIRINE DANS LE TRAITEMENT DES PATIENTS ATTEINTS DU COVID 19.

Par ailleurs, sur financement du Ministère du commerce de l'industrie et de l'artisanat, la réhabilitation de l'unité U-Pharma a commencé, il reste l'approvisionnement en matière première pour le démarrage effectif de la production de la chloroquine et du paracétamol.

Il sera associé à cette unité, la production de gel hydro-alcoolique d'une capacité de 2000 litres/h pour éviter les ruptures en situation de crise. En outre, les travaux de mise à niveau du laboratoire de l'IRSS/CNRST à Ouagadougou, permettront d'avoir un second laboratoire fonctionnel pour les tests de diagnostic du COVID-19.

Le gouvernement dans ses efforts de trouver une solution au problème du COVID-19 invite les populations au calme et de suivre scrupuleusement les consignes du ministère de la santé et ne surtout pas céder à la désinformation véhiculée par les réseaux sociaux.

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