Congo-Kinshasa: Des civils interdits de porter les effets militaires ou similaires

La décision du ministre chargé de l'Intérieur, qui rentre dans le cadre des mesures visant à combattre la criminalité sur toute l'étendue du pays, interdit également la distribution ou l'acquisition de ces tenues, les accessoires et autres effets similaires.

Dans sa décision du 31 mars, le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Gilbert Kankonde, interdit à « toute personne, sans qualité ni droit, d'acquérir, de distribuer ou de porter des uniformes, tenues et/ou accessoires des forces de défense, de l'ordre ou des services de sécurité, ou tous autres effets similaires ». Le contrevenant s'exposera, selon cet arrêté, aux sanctions pénales. Cette interdiction, selon le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, concerne particulièrement les membres et sympathisants des partis ou regroupements politiques, des mouvements associatifs et des sociétés de gardiennage.

Gilbert Kankonde motive sa décision par « la nécessité de combattre la criminalité sur toute l'étendue du territoire national créée par des inciviques qui arborent des tenues ou autres insignes similaires aux forces de défense, de l'ordre et des services de sécurité, prêtant ainsi confusion dans le chef de la population ». Il est, en effet, rappelé que les membres des partis et regroupement politiques arborent, depuis un certain temps, des effets similaires aux tenues des forces de défense et de sécurité. Il s'agit des bérets ou des tenues communément appelées «pentagones » ou « bazonkion » ainsi que d'une chemise qui fait son temps dont le modèle avait souvent été porté par l'ancien président, Joseph Kabila, dans ses apparitions publiques. Depuis quelque temps, les Indo-Pakistanais ont multiplié ces modèles qui sont offerts dans le commerce.

Aussi est-il noté que, dans certains crimes opérés dans la capitale ou dans d'autres provinces du pays, des témoins affirment que les malfaiteurs portaient la tenue militaire, faisant dire qu'ils sont membres des forces armées ou de la police. Dans certains cas, des criminels portent ces tenues similaires à celles des forces armées ou de la police en vue de brouiller les pistes. C'est donc pour éviter ces confusions et faciliter le travail aux enquêteurs que le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières a pris cet arrêté interdisant l'acquisition, la distribution ou le port des uniformes, tenues et/ou accessoires des forces de défense, de l'ordre ou des services de sécurité, ou tous autres effets similaires.

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