Afrique: Akinwumi Adesina accusé de népotisme à la BAD

Le président de la Banque africaine de développement, le Nigérian Akinwumi Adesina, est accusé par des employés anonymes d'avoir des comportements "contraires à l'éthique". L'intéressé dément ces allégations.

Dans une lettre envoyée aux gouverneurs de la Banque africaine de développement (Bad), les lanceurs d'alerte ont dressé un bilan sans concession de la gestion de l'institution africaine.

Ils accusent Akinwumi Adesina de favoritisme dans de nombreuses nominations de hauts responsables, en l'occurrence ses compatriotes nigérians. Des faits d'enrichissement personnel supposé lui sont également reprochés

Celui-ci est également accusé d'avoir nommé ou promu des personnes soupçonnées ou reconnues coupables de fraudes ou de corruption, ou encore de leur avoir accordé de confortables indemnités de départ sans les sanctionner.

Ces accusations ont été formulées alors que l'ancien ministre nigérian des Finances se prépare à briguer, le 28 mai prochain, un second mandat à la tête de la première institution de financement du développement en Afrique, basée à Abidjan.

Les lanceurs d'alerte reprochent également à Akinwumi Adesina de se servir des deniers de la BAD pour, je cite "sa promotion et son enrichissement personnel".

Toujours selon ces mêmes sources anonymes, celui-ci aurait ainsi obtenu la propriété intellectuelle et encaissé les droits d'auteur de sa biographie, alors que celle-ci a été commandée et payée à un auteur par la Banque.

Démenti

Pour sa part, le président de la BAD nie en blocs ces accusations.

"Je suis totalement convaincu que sur la base de faits et de preuves, les procédures régulières d'examen et la transparence révèleront que tout cela ne constitue que des allégations fallacieuses et sans fondement", a réagi dans un communiqué Akinwumi Adesina qui a, dans la foulée annoncé, l'ouverture d'une enquête qui fera la lumière sur ce que d'aucuns qualifient de "Bad Gate".

Elu en 2015 pour un mandat de cinq ans, Akinwumi Adesina est le premier Nigérian à diriger la BAD.

Jusqu'à présent sans challenger, sa réélection apparaissait comme acquise car il bénéficie du soutien de l'Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest.

Plus de: DW

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