Cameroun: Elite One - La difficile équation des salaires

Dans le contexte particulier du moment, certains clubs sont parvenus à régler les salaires du mois de mars tandis que certains ont les yeux tournés vers la Fecafoot pour un appui financier.

Comme un peu partout sur la planète, le football est à l'arrêt au Cameroun. Une décision officialisée le 17 mars dernier par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) faisant suite aux mesures gouvernementales de lutte contre le coronavirus. Engagés dans le sprint final de la saison d'Elite One (à sept journées de la fin), les clubs en lutte pour le titre et la relégation vont devoir faire de patience. Une attente à durée indéterminée qui s'accompagne du problème de la gestion des affaires courantes dont le paiement des salaires des joueurs. Des sportifs qui ne bénéficient plus des entraînements collectifs mais de programmes personnalisés établis par les différents encadrements techniques.

Certains ont pu bénéficier lundi dernier de leurs salaires du mois de mars. Ce fut le cas au sein de la Colombe sportive du Dja-et-Lobo, actuel troisième d'Elite One. Une rémunération payée par voie électronique sur instruction du président du conseil d'administration du club, André Noël Essian. Ce dernier, a par la même occasion, rassuré ses troupes sur la détermination de l'administration du club à honorer ses engagements jusqu'à la fin de la saison. Le même jour également, les joueurs de Coton Sport recevaient leur rétribution mensuelle. Selon nos informations, promesse a été faite aux joueurs quant au règlement des salaires des deux prochains mois.

Les joueurs de Stade renard de Melong ont également pu passer à la caisse tout comme ceux du Canon de Yaoundé. Le Kpa Kum qui déplore la suspension des compétitions qui nuit considérablement aux caisses du club. Celles-ci ne bénéficiant plus de l'appui des partenaires du club, encore moins des (maigres) recettes des stades. Néanmoins, le club entend honorer ses engagements dans la mesure du possible tel qu'assuré par Châtelain Kono, le directeur général du club. Celui-ci n'exclut pas les solutions envisagées en Europe en cas de prolongement du contexte actuel. Il s'agit, entre autres, de la baisse des salaires ou de la mise en chômage partiel des joueurs, après concertation avec ceux-ci.

La situation n'est pourtant pas la même dans toutes les équipes. Certains joueurs accusant deux mois de salaires impayés avant l'arrêt des compétitions. La crise sanitaire est venue davantage exacerber la filouterie de certains présidents usant et abusant de divers subterfuges pour tirer le diable par la queue. Face à cette situation inédite et imprévue, d'autres présidents ont les regards tournés vers la Fecafoot à travers son Comité technique

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