Cote d'Ivoire: Impact du COVID-19 sur la filière cacao - Pas trop d'inquiétude à se faire, selon Oxford Business Group !

Le cabinet d'intelligence économique et de conseil, Oxford Business Group, a produit il y a quelques jours une analyse mettant en lien la propagation de la pandémie du Covid-19 et la commercialisation à l'échelle internationale du cacao. De cette information stratégique, on peut retenir qu'il n'y a pas trop d'inquiétude à se faire quant à la commercialisation de l'or brun ivoirien.

En effet, selon le cabinet, l'une des plus grandes menaces mondiales qui pèsent sur l'agriculture en raison du Covid-19 est la perturbation possible des chaînes d'approvisionnement, en particulier pour les produits frais qui risquent de se détériorer du fait de temps de transit plus important.

Cependant, poursuit-il, si le segment agricole ivoirien repose en grande partie sur des cultures d'exportation, ces dernières ne sont généralement pas des produits hautement périssables ; le premier produit d'exportation ivoirien en volume est le cacao, le pays étant le premier producteur mondial de cacao, assurant environ 40% de la production mondiale de la matière première.

« Certains fabricants internationaux de chocolat anticipent déjà des ventes inférieures à la normale à Pâques. Toute baisse de la demande pourrait mettre du temps à être surmontée, même après la levée des restrictions de déplacements actuellement en vigueur. Toutefois, selon la banque d'investissement Crédit Suisse, la pandémie ne constituera pas nécessairement un frein important à la demande : en effet, la banque a indiqué que le chocolatier américain Hershey pourrait voir ses ventes évoluer à la hausse. Un développement qui serait favorable aux exploitants chez qui ils s'approvisionnent en fèves, tout comme d'autres grandes entreprises du secteur », indique Oxford.

Et de poursuivre : « La banque a relevé son opinion du fabricant de chocolat - pour qui la Côte d'Ivoire et le Ghana sont les premiers fournisseurs de fèves de cacao - de "neutre" à "surperformance" le 18 mars, arguant le fait que la consommation de chocolat pouvait augmenter en temps de crise. Les ventes de produits bio de Hershey avaient par exemple enregistré une hausse de 4,7% par an au cours des deux années qui ont suivi la crise financière de 2008, selon la banque. »

En définitive, selon Oxford, les défis auxquels le secteur agricole ivoirien est confronté à cause du Covid-19 correspondent à ceux auxquels l'économie mondiale doit faire face. Sur le court terme, « la perturbation des chaînes d'approvisionnement pourrait avoir des conséquences sur les capacités du secteur agricole à satisfaire la demande. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao) a enjoint les pays à réduire les coûts des activités commerciales en rationalisant et en éliminant les goulets d'étranglement, en particulier en mettant à profit des solutions numériques », informe le cabinet. Et sur le plus long terme, poursuit-il, « les chaînes d'approvisionnement mondiales pourraient être amenées à opérer de manière plus efficace, ce qui pourrait permettre au secteur de réaliser des économies dans les années à venir ».

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