Congo-Kinshasa: Pratique du Taekwondo sud-coréen par des enfants congolais

Taekwondo veut dire l'art de se défendre avec les coups de pied et les coups de poing. Sport de combat pratiqué, initialement, au sein de l'Armée Sud-Coréenne, le Taekwondo a, aujourd'hui, gagné le monde entier et ne cesse de récolter un franc succès. Ceinture Noire 4ème DAN, Président de l'Entente Kin-Ouest, Promoteur du «Club Lumière», Me Jean-Paul Koyalodi forme des enfants, dès le bas âge, en Taekwondo.

Depuis plusieurs décennies, cet art martial a également fait de nombreux adeptes en République du Zaïre devenue République démocratique du Congo, particulièrement, parmi les intellectuels. Des années 1950 jusqu'à la fin des années 1960, seuls le Karaté et le Judo étaient connus et pratiqués dans ce vaste pays au cœur du continent noir grâce à Maître De Kantor, d'heureuse mémoire, un Congolais pionnier desdits arts martiaux. C'est au début des années 1970 que le Sud-Coréen Nam Sun Park apporta le Koriokondo au Zaïre puis, une décennie plus tard, en 1982-1983, son jeune frère, Hi Sun Park, a introduit le Taekwondo. Et la Fédération Zaïroise de Taekwondo a vu le jour en 1985.

C'est dans la commune de Bandalungwa, plus précisément à l'école Bawoyo sur la rue portant la même dénomination, que le «Club Lumière» a vu le jour avant de s'étendre sur d'autres sites. Beaucoup de petits enfants y prennent plaisir tout en se formant à l'art de se défendre avec les coups de pied et les coups de poing. Parmi eux, Rodrigues Loyd Mwamba (ceinture Orange âgé de 5 ans), Michael Lupuku (ceinture Rouge aspirant à la ceinture Noire âgé de 13 ans). Ce dernier a lancé ce vibrant appel aux enfants congolais : «Qu'ils pratiquent le sport de combat pour se défendre dans la vie et non pas pour faire du «Kuluna» (banditisme).» Le «Club Lumière» qui a récemment célébré avec faste ses 20 ans, a pour devise : «Amour, Volonté, Discipline».

En RDC, le Taekwondo est un sport de combat pratiqué par des passionnés, jeunes et adultes, mais dans des conditions extrêmement difficiles, principalement, en matériels et équipements. Le président de l'Entente Kin-Ouest a déclaré qu'il y a un manque criant des tatamis dans les clubs de sa circonscription. Ils manquent aussi des «doobocks» (tenues), des cibles, des casques, des plastrons, des protège-tibias, des protège-avant-bras, des protège-dents, etc. Les pratiquants des arts martiaux ont, depuis belle lurette, réclamé la construction des palais de sport.

Aussi un vibrant appel est-il lancé aux dirigeants et décideurs congolais, notamment au premier sportif congolais, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et au ministre des Sports et Loisirs, Amos Mbayo Kitenge, de même qu'aux diplomates sud-coréens.

A l'en croire, Me Jean-Paul Koyalodi ne cesse d'inculquer le Taekwondo aux petits enfants pour les préserver des antivaleurs (le banditisme, la drogue, le vol, etc.) Si demain ces petits prodiges deviennent des grands champions, au niveau international, ce sera une grande fierté et un grand honneur pour la République démocratique du Congo dont l'étendard sera porté plus haut. Des décideurs, partenaires et bailleurs de fonds sont appelés à soutenir et à mettre des moyens matériels et financiers conséquents pour l'essor des arts martiaux au Congo-Kinshasa.

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