Burkina Faso: Suspension des activités culturelles - Des artistes musiciens demandent des vivres

Près d'un mois après la suspension des activités culturelles à cause du coronavirus, le Syndicat national des artistes musiciens du Burkina Faso donne de la voix : ses membres souhaitent, entre autres, que le ministère de tutelle aide les acteurs culturels avec des vivres, car la « plupart des artistes au Burkina Faso vivent au jour le jour ».

A la conférence de presse tenue le 9 avril à la Bourse du travail, le syndicat accuse également le ministère de vouloir gérer de façon opaque le fonds d'1 025 000 000 FCFA destiné à épauler le monde culturel et touristique.

Cette somme qui a été mise à la disposition de leur ministère, il y a quelques jours, fait déjà des gorges chaudes.

Les artistes musiciens réunis au sein du SYNAMUB ont d'abord décrié, tambour battant, le fait de « n'avoir pas été associés » à la mise en place du comité de réflexion sur la gestion du fonds.

« La logique voudrait que nous y soyons conviés en tant que structure à part entière au lieu de vouloir à tout prix nous faire représenter par une faîtière quelconque.

Notre syndicat ne relève d'aucune structure culturelle », martèle son secrétaire général, Almamy KJ, à l'état civil Abdoul Kader Ouattara.

Selon le son de cloche du SG, ça saute aux yeux que le ministère a mis à l'écart le syndicat afin de magouiller. « Cela fait plusieurs fois que le ministère initie des activités pour décider du sort des artistes sans nous convier.

Ils savent bien que nous n'allons pas accepter le flou, le faux ». Malgré tout, le SYNAMUB dit ouvrir l'œil, et le bon. « Nous ne voulons pas que l'argent soit dilapidé par un groupuscule.

S'ils pensent qu'ils vont bouffer entre eux, ils vont se réveiller trouver que nous ne dormons pas », prévient Auguste Aristide Soré, responsable à la formation syndicale.

Outre ce point lié à la gestion du nerf de la guerre, ces artistes musiciens ont attiré l'attention de l'autorité de tutelle sur la nécessité de prendre une batterie de mesures afin de les aider à supporter « la période difficile » due à la suspension des activités culturelles, intervenue le 11 mars.

Parmi les mesures souhaitées pour épauler « la plupart des artistes qui vivent au jour le jour », selon les termes du SG, figurent la mise de vivres à la disposition des acteurs culturels et le paiement par anticipation des droits de représentation des créateurs dans le mois d'avril au lieu du mois de mai comme prévu.

Plus de: L'Observateur Paalga

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