Guinée Bissau: Sédhiou - La mobilité clandestine le long des axes frontaliers sème la psychose

Trois passagers en provenance de la Guinée Bissau ont été interpellés hier matin, jeudi 9 avril au quai de débarquement de Bambali par un cortège du gouverneur de Sédhiou venu constater de visu la mobilité des personnes en cette période d'état d'urgence et de restriction des déplacements.

L'un des passagers est déclaré suspect et des prélèvements sont effectués sur lui. C'est ce qu'a annoncé le préfet de Sédhiou en marge d'une rencontre de partage avec les journalistes.

Ibrahima Fall annonce en conséquence la suspension provisoire des rotations de pirogues sur toute l'étendue du territoire départemental de Sédhiou.

C'est au cours d'une rencontre d'orientation des journalistes et acteurs de la presse du département de Sédhiou hier, jeudi, que le préfet de Sédhiou a annoncé l'interpellation d'un cas suspect au coronavirus au quai de débarquement de Bambali.

Il s'agit selon lui d'un des trois passagers en provenance de la Guinée Bissau. Tous ne disposent d'aucun papier d'identification formel, a ajouté le préfet avant de préciser que des prélèvements ont été effectués sur cette personne.

« Nous nous sommes rendus compte, sous l'autorité du gouverneur que les traversées de pirogues constituent de plus en plus un danger public.

Avec la porosité de la frontière, depuis quelques jours nous appréhendons des gens venant de la Guinée Bissau. Et parmi eux il y'a même une personne suspecte qui a fait l'objet de prélèvement », dit-il.

Et le chef de l'exécutif départemental de prendre une décision majeure : « la situation est alarmante et c'est dans ce sens que nous allons prendre une mesure pour suspendre provisoirement la traversée des pirogues dans les prochaines heures ».

Le préfet Ibrahima Fall a fait cette déclaration en marge d'une rencontre organisée à l'intention des journalistes autour des enjeux stratégiques et opérationnels de la communication traitant des questions de pandémie à coronavirus.

« Nous avons discuté autour des plans de riposte au Covid-19 dans le département de Sédhiou et spécifiquement sur le plan de la communication.

Avec l'avènement des fake-news, des rumeurs et des intoxications, il était nécessaire qu'on se rencontre afin d'éclairer les lanternes des populations.

On ne veut pas gérer une épidémie et en créer d'autres contextes qui, à coup sûr, peuvent être plus néfastes que cette épidémie », a déclaré pour sa part Dr Diabel Dramé, le médecin-chef du district sanitaire de Sédhiou.

Un vaccin peut en cacher un autre, le PEV menacé !

La polémique autour de la question de tests vaccinaux contre le COVID-19 compromet, selon Dr Dramé, la campagne de vaccination de routine (Programme élargi de vaccination PEV) longtemps appliquée aux enfants dès leur naissance. «

Actuellement, il y a tout un débat sur la vaccination à telle enseigne que des vidéos et des audio ont été partagés et qui vont dans le sens de faire comprendre aux populations qu'l y a un vaccin en circulation au Sénégal et qui est fatal.

En fait, cette réunion constitue une occasion de démentir tout cela. C'est pour moi l'occasion de porter le plaidoyer en faveur de la vaccination de routine chez les enfants », dit-il.

Nouha Coly le rédacteur en chef de la radio communautaire Gabou FM s'est réjoui de la valeur ajoutée tirée de cette session de partage : « ces échanges nous ont vraiment fait du bien car nous sommes mieux armés aujourd'hui à aller sur le terrain et à distribuer des informations venant des professionnels de la santé.

C'est ce que nous faisons toujours et c'est un plus pour nous », a noté M Coly.

Revenant sur le renforcement du dispositif de sécurité, le préfet de Sédhiou a assuré que d'autres mesures de restriction pourraient s'appliquer sur les motos-taxis Jakarta du fait de leur mobilité dans la clandestinité à fort potentiel de risque de contamination au Covid-19.

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