Congo-Brazzaville: Aires protégées - La recrudescence constatée du braconnage

Depuis le mois de février, huit éléphants ont été illégalement abattus, quatorze présumés braconniers interpellés et leurs sites illégaux détruits. Les gardes forestiers sont aux aguets notamment autour du parc national de Nouabale-Ndoki.

La montée de la criminalité faunique intervient dans un contexte d'état d'urgence sanitaire et de confinement à domicile de l'ensemble de la population pour stopper la propagation du coronavirus (Covid-19). Au niveau du parc national de Nouabalé-Ndoki, situé au nord de la République du Congo, à la frontière avec la République centrafricaine, des camps de petite chasse et quatorze réseaux de braconnage ont été répertoriés.

Ces trafiquants profitent de la baisse des effectifs sur le terrain pour accroître leurs activités illicites. Malgré ces temps difficiles, les gestionnaires des aires protégées confirment qu'ils vont poursuivre leurs activités de surveillance, assurant les services essentiels, avec la collaboration des écogardes. « Le parc national de Nouabalé-Ndoki sera plus que probablement affecté, et espérons-le, de manière indirecte par la pandémie du coronavirus. Depuis plusieurs semaines déjà, les visites de ce site d'exception ont été reportées et nos équipes ont travaillé d'arrache-pied ces derniers jours pour assurer le ravitaillement des bases et sites de recherche pour les semaines à venir, permettant ainsi le maintien de nos opérations essentielles », a signifié son directeur Eric Archem.

Pour cela, des vols de surveillance et de postes de contrôle sont prévus en vue d'améliorer la protection du site naturel. De même, des écogardes ont été formés sur la maladie du charbon, sur le renseignement et les procédures judiciaires. Une autre formation a également été initiée par l'ONG Well Grounded sur les principes d'animation ainsi que la gouvernance des ressources naturelles.

Enfin sur le plan sanitaire, une nouvelle mission de collecte de données sur le terrain a été lancée en février. Celle-ci a permis la formation pratique du personnel du site de Mondika au prélèvement de carcasses d'animaux sauvages et à la sensibilisation sur les maladies antropo-zoonotiques. D'après Eric Archem, le parc continuera de soutenir des centres de santés des villages riverains, puisqu'il a déjà fourni des stations de lavage des mains à Bomassa et Makao.

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