Congo-Kinshasa: David Gressly aux populations de l'Ituri - « Nous sommes avec vous »

communiqué de presse

« Ce que nous avons vu et entendu est tout simplement inacceptable ». C'est un David Gressly visiblement choqué qui s'exprimait ainsi ce vendredi 17 avril 2020 à la salle de départs de l'aéroport de Bunia avant de s'envoler pour Goma, au terme d'une visite de 24 heures en Ituri.

Arrivé la veille, accompagné du commandant des casques bleus de la MONUSCO, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général en RDC chargé des Opérations et de la Protection a condamné la violence aveugle dont sont victimes les populations civiles dans les territoires de Djugu et de Mahagi.

David Gressly a averti les auteurs des violences en Ituri qu'ils devront tôt ou tard rendre des comptes devant la Justice, car l'impunité ne sera jamais tolérée : « On ne peut pas accepter ces actes de violence ni les violations des droits humains ; on ne peut pas accepter l'impunité pour de tels actes ; nous allons voir comment donner une assistance à la Justice car, si on veut une paix durable, cela demande aussi la justice. On ne peut pas laisser impunis des gens qui ont commis ce genre de crimes ».

Conscient de la menace qui pèse davantage sur certaines couches de la population civile que sur d'autres, David Gressly a indiqué que la MONUSCO entendait focaliser également ses efforts sur la sécurité des personnes déplacées qui sont très vulnérables. La MONUSCO renforcera aussi sa sécurité sur la route nationale 27 qui permet d'acheminer des vivres de l'intérieur à Bunia. « Nous allons aussi aider à protéger les grandes agglomérations telles que Bunia. Mais ce n'est pas de la seule responsabilité de la MONUSCO », a précisé le chef adjoint de la MONUSCO.

Sur un plan purement opérationnel et militaire, le patron des casques bleus de la MONUSCO a lui, détaillé quelques-unes des mesures que la Mission entend prendre pour aider les autorités à faire arrêter la violence en Ituri . La MONUSCO va procéder à l'augmentation de patrouilles robustes de jour comme de nuit et à l'envoi de troupes et de blindés additionnels dans la Province. Le renforcement de la collaboration avec les Forces armées de la RDC (FARDC), le maintien voire l'accroissement du soutien aux FARDC, font partie des mesures envisagées par le général Costa Neves. « J'ai encouragé les populations civiles à continuer à utiliser les systèmes d'alerte en place pour nous permettre de vite et mieux répondre à toute menace contre des civils », a-t-il déclaré.

La MONUSCO ne soutient aucun groupe armé, nous sommes ici pour soutenir les populations que nous invitons à ne pas se fier à ces fausses rumeurs.

Par ailleurs, face aux fausses informations qui visent à discréditer l'action de la MONUSCO sur le terrain, le Commandant de la Force de la MONUSCO a tenu à rassurer la population de l'Ituri : « Ce sont de fausses rumeurs destinées à pousser les populations à se liguer contre la MONUSCO », a répondu le Commandant de la Force, ajoutant qu'il n'y a aucun doute quant à l'engagement de la MONUSCO aux côtés des autorités et de la population. « La MONUSCO ne soutient aucun groupe armé, nous sommes ici pour soutenir les populations que nous invitons à ne pas se fier à ces fausses rumeurs ».

Le général Costa Neves estime que pour venir à bout de cette violence, il faut la collaboration de la population. « Le système d'alerte mis en place permet aux populations d'appeler directement et de signaler n'importe quel incident qui se passe, cela nous permet de réagir le plus tôt possible pour mettre fin aux menaces, aux situations qui se déroulent ».

Au cours de leur séjour en Ituri, David Gressly et le général Costa Neves ont rencontré les FARDC, le Gouverneur de Province, la Fédération des Entreprises du Congo et surtout les populations locales à Bayoo, Roe et Fataki. Car il s'agissait d'écouter pour mieux comprendre ce que les populations vivent au quotidien et voir ensemble comment mieux y répondre.

Plus de: Monusco

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.