Afrique: Le FMI approuve un décaissement de 363,27 millions de dollars en faveur de la République démocratique du Congo pour aider le pays à faire face à la pandémie de COVID-19

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Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé aujourd'hui un décaissement en faveur de la République démocratique du Congo au titre de la facilité de crédit rapide (FCR) équivalent à 266,5 millions de DTS (environ 363,2 millions de dollars, ou 25 % de la quote-part) pour aider le pays à satisfaire les besoins urgents de financement de la balance des paiements qui découlent de la pandémie de COVID-19.

La RDC subit un grave choc sous l'effet de la pandémie de COVID-19. Les perspectives économiques à court terme se sont rapidement dégradées en raison de la chute des prix des produits miniers et de l'impact des mesures d'endiguement et d'atténuation qui se sont imposées.

Les autorités ont réagi à la pandémie avec détermination : elles ont établi un plan de riposte national qui prévoit notamment d'augmenter les dépenses en matière de santé et de mettre en place des mesures pour contenir la propagation de la maladie. La pandémie entrave également la mobilisation des recettes intérieures et exerce des pressions considérables sur les réserves de change. Étant donné la nature extraordinaire de la pandémie et l'ampleur de ses répercussions économiques, les autorités ont décidé de prendre des mesures budgétaires afin d'atténuer l'impact de la pandémie. La Banque centrale du Congo (BCC) a également annoncé plusieurs mesures de soutien à la liquidité afin d'atténuer les effets économiques de la pandémie.

La détérioration des perspectives macroéconomiques et les nouvelles pressions budgétaires entraînent un besoin urgent de financement de la balance des paiements. L'aide du FMI par le biais du financement au titre de la FCR contribuera à combler une partie de l'écart de financement ; les concours supplémentaires de la part d'autres partenaires au développement devraient combler l'écart restant et alléger les besoins de financement du budget.

À l'issue des débats du conseil d'administration, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président, a fait la déclaration suivante :

« La crise de la COVID‑19 devrait avoir un impact économique et social considérable sur la République démocratique du Congo (RDC), un pays fragile. La flambée affectera l'économie de la RDC car les mesures d'endiguement ont une incidence sur les activités nationales et les exportations sont durement touchées par la baisse de la demande mondiale et des prix des matières premières. Outre la diminution des flux financiers, la pandémie a entraîné des besoins importants et urgents de financement extérieur.

« Afin de limiter les répercussions de la pandémie sur les plans humain et économique, les autorités ont pris des mesures rigoureuses pour endiguer sa propagation. Elles ont également établi un plan de riposte national à la COVID‑19 dont l'objectif est de renforcer le dispositif médical. La banque centrale a par ailleurs annoncé des mesures d'appui à la liquidité afin d'amortir l'impact économique de la pandémie.

« Le déficit budgétaire devrait se creuser cette année compte tenu de la baisse attendue des recettes de l'État et de la hausse des dépenses en raison de la pandémie.Le financement d'urgence que fournit le FMI par le biais de la facilité de crédit rapide permettra à la RDC de répondre aux besoins urgents de financement de la balance des paiements et d'appuyer l'assouplissement temporaire de l'orientation budgétaire. Une aide supplémentaire de la part d'autres partenaires au développement est attendue pour combler l'écart de financement restant et alléger les besoins de financement du budget. Nous saluons l'engagement pris par les autorités de publier des rapports mensuels sur les dépenses relatives à la COVID‑19 afin d'assurer la transparence des financements publics.

« La mise en œuvre des mesures et des réformes structurelles auxquelles les autorités se sont engagées dans le cadre du programme de référence conclu en décembre demeurent essentielles à la stabilité économique et au retour d'une croissance soutenue et inclusive. Ces mesures comprennent le renforcement de la transparence et de la gouvernance dans les secteurs budgétaire et minier, l'accroissement des recettes fiscales, le maintien de la stabilité financière et la suspension du financement du déficit par la banque centrale. »

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