Congo-Kinshasa: Grâce aux efforts conjugués des forces de l'ordre et de la MONUSCO, le calme est revenu à Boga en Ituri

communiqué de presse

A la suite de la mort de deux jeunes à Aveba (Ituri) - tués par des éléments incontrôlés de la Force de Résistance Patriotique de l'Ituri (FRPI) - le samedi 25 avril dernier, les autorités locales, le président de la Jeunesse, la Société civile, les officiers de la PNC et des FARDC sont intervenus pour apaiser la situation qui s'apprêtait à dégénérer. Un des acteurs clé ayant permis de faire baisser la tension a été l'Assistante de Liaison Communautaire de la MONUSCO (CLA) basée à Aveba, à 52 km de Bunia.

Aussitôt informée de l'intention des jeunes de s'attaquer à des gens de l'autre communauté, Clarisse Akubese a rapidement contacté le président de la Jeunesse locale et des représentants de la Société civile pour leur demander de s'abstenir des représailles : « j'ai demandé à la Société civile d'aller immédiatement rencontrer les FARDC afin qu'ils envoient des éléments pour protéger ces jeunes qui s'apprêtaient à se faire attaquer. Ensuite, après avoir tenté en vain de joindre les FARDC basées à Boga, j'ai appelé la Société civile sur place pour insister que la PNC et les FARDC à Boga empêchent les jeunes en colère d'aller se venger contre des jeunes taximen Ngiti considérés comme « frères » des éléments de la FRPI accusés d'avoir tué les deux jeunes », déclare Clarisse Akubese.

Le travail des Assistants de liaison communautaire (CLAS) est souvent méconnu de la population. Ils jouent pourtant un rôle important dans la protection des civils. Souvent en amont des alertes de la population en cas de menace, les CLAS sont souvent « logés » au sein des contingents et dans leurs bases militaires. Ils ont plusieurs rôles :

Mettre sur pied les Comités locaux de protection (CLP) qui sont constitués de leaders communautaires, de femmes et de jeunes et dont le rôle consiste à dresser les plans locaux de protection qui servent de « boussole » pour répondre aux besoins de protection de la population ;

Mettre sur pied les réseaux d'Alerte précoce (CAN ou Community Alert Network) qui consistent à recevoir les différentes tendances de situations sécuritaires et de les relayer aux Forces de la MONUSCO et ou aux FARDC/PNC pour assurer une coordination de réponse aux besoins de protection des civils ;

Contribuer à apaiser les tensions communautaires du fait même qu'ils partagent le quotidien des populations locales ;

Organiser des sensibilisations avec les populations locales sur divers sujets allant du mandat de la MONUSCO à la prévention contre certaines maladies (Ebola, Covid-19... ) ;

Faciliter des rencontres entre les casques bleus et les populations en vue déchanger les informations sur la situation sécuritaire ;

Participer aux escortes des humanitaires sur le terrain ;

Informer le commandant de la base militaire de la MONUSCO pour une réponse en cas d'alertes (qui peut prendre la forme d'une patrouille par exemple) ;

Participer aux patrouilles nocturnes et diurnes avec la Force de la MONUSCO ;

Rencontrer régulièrement les autorités locales, les mouvements de jeunes, les forces de l'ordre, la Société civile pour échanger sur la situation sécuritaire, anticiper les risques de tension.

Bref, « nous sommes l'œil et l'oreille de la MONUSCO sur le terrain », conclut Clarisse Akubese qui se dit « fière de mon travail, parce que je contribue à sauver des vies, à empêcher des troubles, à éteindre le feu en cas de conflit (larvé ou imminent) entre communautés ».

Pour rappel, deux jeunes d'une vingtaine d'années ont trouvé la mort samedi dernier dans la région d'Aveba au Sud d'Irumu en Ituri, alors qu'ils se rendaient de Bunia à Boga sur une moto. Cette mort a été attribuée à des éléments incontrôlés du groupe armé de la FRPI. Une nouvelle qui a suscité la colère de la population, notamment des jeunes qui ont voulu se venger.

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