Congo-Kinshasa: Succession de pluies torrentielles dans la capitale - Les riverains de Bandalungwa face aux dégâts

La pluie torrentielle qui s'est abattue sur la ville- province de Kinshasa la nuit du lundi 27 à mardi 28 avril 2020, a fait des dégâts matériels non négligeables le long de la rivière Makelele. Toute la plate-bande de cette rivière du côté de la commune de Bandalungwa notamment, celles de ses quartiers Bisengo et Makelele, qui délimite cette commune de celle de Kintambo, s'est retrouvée totalement dans les eaux diluviennes.

Ces riverains, selon les témoins, ont vécu une nuit blanche de suite de l'inondation de leurs habitations.

Les eaux en furie de la pluie qui s'est abattue presque toute la nuit ont, non seulement causé l'inondation de toutes les maisons avec tout ce qui s'y trouvait, mais également, endommagé et emporté certains biens de valeur au grand regret de ces riverains qui n'avaient d'autre priorité devant ce danger que de chercher d'abord à sauver leur peau.

Devant cette évidence du déchainement des eaux en furie qui emportaient tout sur leur passage, ces riverains, aujourd'hui sinistrés, n'avaient que leurs yeux pour constater avec mort dans l'âme, les dégâts de leurs biens de suite de cette pluie diluvienne qui s'est abattue avec intermittence toute la nuit.

Si ailleurs, après la pluie vient le beau temps, pour ces riverains, après cette pluie, est venu le temps de faire le décompte des dégâts. Les uns tentent de fouiller dans les décombres pour récupérer ce qui peut être récupérable.

Les autres lavent ce qui est lavable avec l'espoir de ne pas tout perdre, surtout en cette période de confinement, où tous les efforts et toute l'attention des autorités et des bienfaiteurs sont concentrés sur la lutte contre Coronavirus et ses effets collatéraux.

Ces eaux de pluie qui ont arrosé les rues et les habitations de ces quartiers avec la boue orange, avaient atteint, selon plusieurs témoins, le niveau atteint par les eaux de grandes pluies du mois de mai de l'année 1990.

En cette année, rapportent ces derniers, les fortes pluies s'étaient abattues sur la ville de Kinshasa trois jours successifs, emportant presque toutes les maisons qui longeaient la rivière Makelele et causant une cinquantaine de morts.

A cette époque, les partenaires notamment, la banque mondiale et le gouvernement congolais (zaïrois d'autrefois) de transition que dirigé le professeur Vincent de Paul Lunda Bululu, avaient jugé bon de jeter sur cette rivière le grand pont qui est resté gravé en lettres d'or dans l'histoire de la ville de Kinshasa sous le nom du Pont Lunda Bululu.

Ce drame cyclique, selon les anciens, a failli se reproduire lors de cette dernière pluie torrentielle. Heureusement, la divine providence a limité les dégâts.

Avec le changement climatique à la clé, ces riverains sont alarmés que leur vécu quotidien ne sera pas du tout du repos.

Il leur revient la responsabilité de prendre toutes les dispositions qui s'imposent pour se mettre à l'abri des éventuelles pluies, non seulement au cours de cette année, mais aussi les années à venir.

Un homme averti, en vaux deux, dit-on.

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