Burkina Faso: Une Lettre pour Laye - Le coronavirus a-t-il occulté le terrorisme ?

Cher Wambi,

Les Forces de défense et de sécurité (FDS) qui luttent contre le terrorisme sont les mêmes qui sont réquisitionnées pour faire respecter les mesures prises dans la lutte contre le Covid-19 : couvre-feu, port obligatoire de masque, etc.

Par ces temps le Covid-19 capte l'essentiel de l'attention médiatique. Mais ce n'est pas parce qu'on n'en parle pas que le front terroriste est calme. Loin s'en faut. En effet, Covid-19 ou pas, les fous d'Allah poursuivent leur basse besogne contre nos FDS. Pour preuve, rien que dans cette première semaine du mois de mai, il y a eu pas moins de trois attaques contre nos hommes :

- samedi 02 mai : une embuscade à Gaskindé a visé quatre gendarmes de Djibo qui allaient à moto à Ouaga. Bilan : un décédé, un porté disparu et un blessé. Les engins personnels de ces gendarmes ont été emportés par les terroristes ;

- mardi 05 mai : des individus armés non identifiés ont, à Logobou dans la Tapoa, incendié l'école primaire B et le domicile du directeur. Après leur forfaiture, ils ont regagné leur base à Wamou, situé entre le Parc d'Arly et Madjoari dans la Kompienga ;

- mercredi 6 mai : enlèvement à Mansila de Soumaïla Kadiogo par six individus armés non identifiés. Monsieur Kadiogo est le beau-père du vice-secrétaire du tribunal départemental de Mansila.

C'est dire, cher cousin, que les forces du Mal sont toujours à l'œuvre. Faut-il croire que l'Etat n'arrive pas à mener plusieurs guerres à la fois ? En tout cas, nos corps habillés continuent de payer un lourd tribut à la bataille qu'ils mènent contre le terrorisme. Un terrorisme qui, dans le concret, est plus dangereux que le Covid-19 puisque, c'est sans commune mesure, il a fait plus de victimes que ce dernier. Au stade où nous en sommes, je crains qu'après le Covid-19, on se retrouve avec un pays occupé par les terroristes.

Cher Wambi, j'ai reçu le 29 avril 2020 une lettre datant du 28 avril et émanant de l'intersyndicale des magistrats. En réalité, il s'agit d'un droit de réponse censé mettre mes pendules à l'heure concernant le traitement d'une information faisant état de la non exécution du décret présidentiel sur la remise de peines pour fait de Covid-19. Je m'empresse de te publier ci-dessous ce droit de réponse :

«C'est avec regret que les syndicats de magistrats ont lu dans la rubrique «Une lettre pour Laye» de votre journal, L'Observateur Paalga, dans sa parution n°10080 du vendredi 17 au dimanche 19 avril 2020, que «l'intersyndicale des magistrats refuse d'appliquer le décret de remise de peines pour fait de COVID-19 signé par le Président du Faso le 1er avril 2020. Quelle forfaiture, Wambi ! »

Par la présente, l'intersyndicale des magistrats, très surprise de cette fausse allégation, tient à apporter un démenti formel et sans équivoque à votre publication. Elle voudrait relever à votre intention ainsi qu'à celle de vos lecteurs que l'exécution du décret présidentiel en cause ne relève pas des prérogatives des syndicats et qu'ils n'ont entrepris aucune initiative de nature à faire échec à celle-ci. Ils maintiennent cependant, comme ils l'avaient déjà relevé publiquement, que le ministère de la Justice n'a eu aucun égard pour les conditions de forme ni de fond dans la préparation de ce décret.

Les syndicats de magistrats voudraient vous inviter à plus de professionnalisme et d'objectivité dans la collecte et le traitement de l'information, notamment par un meilleur recoupement de vos sources.

Vous en souhaitant bonne réception, les syndicats de magistrats vous prient de croire, monsieur le Directeur, à l'expression de leur parfaite considération.

Ouagadougou, le 28 avril 2020

P/Les Secrétaires généraux

Le Secrétaire général du Syndicat autonome des magistrats burkinabè (SAMAB)

Emmanuel S. Ouédraogo»

Après la lecture de ce document, je ne peux qu'en prendre acte. Cependant, professionnalisme pour professionnalisme et objectivité pour objectivité, comment ne pas préciser au signataire de ce droit de réponse, le magistrat Emmanuel Ouédraogo, secrétaire général du Syndicat autonome des magistrats burkinabè (SAMAB), que c'est purement par charité chrétienne que j'ai publié son écrit. En effet, il m'attribue des phrases que je n'ai jamais écrites. De fait, l'extrait qu'il a mis en exergue, et s'il te plait, entre guillemets et en italique, n'est pas de moi : « L'intersyndicale des magistrats refuse d'appliquer le décret de remise de peines pour fait de Covid-19 signé par le Président du Faso le 1er avril 2020. Quelle forfaiture, Wambi ! ».

J'ai eu beau relire mille fois ma lettre visée par le droit de réponse de l'intersyndicale, nulle part je n'ai vu la phrase incriminée. Du coup, j'ai la faiblesse de penser que le patron du SAMAB n'a pas lu ma missive du 17 avril dernier et qu'il se serait contenté d'un résumé sommaire que quelqu'un lui aurait fait.

Cher Wambi, restons dans le domaine de la justice afin que je te livre ce communiqué de Jean Mazobé Kondé, le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), à destination des magistrats, qu'il invite à observer un devoir de réserve dans la sphère publique notamment en s'abstenant d'intervenir dans les débats sur les réseaux sociaux.

«Il m'a été donné de constater que, depuis quelque temps, des magistrats interviennent abondamment, voire abusivement, sur les réseaux sociaux, notamment facebook. Ces interventions, le plus souvent, font écho à des avis et commentaires émis par des citoyens ou des personnalités publiques sur les activités des institutions judiciaires ou sur des sujets divers qui ne touchent pas directement à l'activité juridictionnelle.

Si le magistrat a le droit d'exprimer ses opinions personnelles, il doit s'interdire de donner l'impression au public qu'il serait partisan, partial ou manquerait d'objectivité ou de la modération nécessaire à un exercice convenable de sa fonction. A cela s'ajoute le fait qu'en raison de la crise que nous traversons, certaines interventions s'avèrent complètement contre-productives. En tout état de cause, les magistrats doivent garder constamment à l'esprit les devoirs généraux de réserve et de dignité auxquels ils sont astreints de par leur statut particulier.

Je réaffirme mon engagement à toujours travailler à un parfait rayonnement à la fois des droits et des obligations des magistrats, et c'est cette dynamique qui justifie mes efforts pour une juste solution à la crise en cours.

J'invite donc tout un chacun à savoir concilier liberté d'expression et respect des obligations déontologiques de sorte que ses interventions respectent la dignité qu'on est en droit d'attendre de lui et ne nuisent pas à l'image de sérénité, d'objectivité et de compétence que l'institution judiciaire doit refléter.

Ouagadougou, le 06 mai 2020

Jean Mazobé Kondé

Officier de l'ordre national»

Cher Wambi, c'est en principe le lundi 11 mai 2020 que les élèves des classes d'examen du primaire comme des lycées et collèges reprendront le chemin de l'école après près de deux mois de suspension des cours. La cause, tu la connais sans nul doute, c'est la pandémie du Covid-19 qui n'épargne aucun pays.

Si tous les parents d'élèves se réjouissent de cette reprise annoncée, nombreux sont cependant ceux qui l'envisagent avec beaucoup d'appréhension tant ils se demandent comment cela va se passer avec toutes les mesures barrières qui doivent encadrer désormais les activités pédagogiques.

C'est le cas, par exemple, du respect de la distanciation sociale.

En effet, cher cousin, avec les effectifs pléthoriques qui caractérisent nos salles de classe où les élèves sont assis à deux, trois, voire plus, sur les tables-bancs, comment maintenir l'écart d'au moins un mètre entre les apprenants ?

Même souci concernant l'indispensable lavage des mains dans un tel milieu et le temps que cela prendra avant le début des cours.

Parlant des lave-mains, j'ai appris que c'est à chaque établissement de s'en procurer en quantité suffisante. Mais quand on sait qu'au regard de la forte demande les prix ont flambé, pour ne pas dire qu'ils sont devenus prohibitifs, je me demande si toutes les écoles auront les reins suffisamment solides pour y faire face.

Quid des masques et cache-nez ? Si je pose cette question, c'est que le dernier conseil des ministres a conditionné la reprise des cours à la disponibilité effective de ces deux moyens de protection.

C'est vrai que dans leurs Plans de riposte, le département des Enseignements et celui de la Formation professionnelle ont passé de grosses commandes en masques. Mais seront-ils livrés à temps et à tous les élèves afin que le pari du 11 mai prochain soit tenu ?

En tout cas, il ne faut pas sous prétexte de sauver coûte que coûte l'année scolaire transiger avec les mesures de prévention et exposer nos mômes à des risques aux conséquences très graves.

Cher Wambi, toujours au sujet du retour des élèves en classe prévu pour lundi à venir, j'ai vu un communiqué de l'ambassade de France dans notre pays qui annonce « le maintien jusqu'à nouvel ordre de la fermeture du lycée français Saint-Exupéry de Ouagadougou et de l'école française André Malraux de Bobo-Dioulasso ».

Pour le chargé d'Affaires de l'ambassade de France, « l'analyse des conditions actuelles mène au constat que la réouverture des deux établissements ne permettra pas de répondre aux exigences sanitaires et pédagogiques nécessaires à un fonctionnement serein et convenable des structures ».

A la lecture du document, nombreux ont été les Burkinabè qui se sont tordu le nez, accusant la France de tous les mépris possibles.

Mais ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que ces lycées, même s'ils sont situés dans notre pays, sont régis par le principe d'extraterritorialité et par conséquent relèvent de la souveraineté de l'Etat français.

De plus, ils n'ont ni le même programme d'enseignement ni les mêmes évaluations ou examens que les nôtres.

Cher Wambi, je reste sur la situation du Covid-19 pour t'informer que ces deux derniers jours, l'on a constaté une hausse du nombre de cas confirmés dans notre pays : par exemple à la date du 5 mai, les chiffres font état de quarante-une nouvelles contaminations dont trente-cinq détectées parmi les 480 étudiants burkinabè rapatriés dimanche dernier du Niger où ils fréquentaient à l'université islamique de Say.

Tous actuellement placés en quarantaine dans quatre hôtels de Ouagadougou, ils ont pu regagner le Burkina Faso à bord de trente-cinq cars grâce à l'Organisation internationale pour les migrations en collaboration avec l'association Alert-Migration-Afrique. L'opération est intervenue au cours d'une mission de rapatriement de 1480 migrants nigériens qui avaient fui des affrontements communautaires sur un site aurifère de Diébougou.

Cher Wambi, à présent, je t'invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l'Intrigante.

-Depuis que le colonel Sita Sangaré a été empêché par la hiérarchie militaire de briguer un nouveau mandat à la tête de la Fédération burkinabè de football (FBF), de nombreux acteurs et spectateurs de la scène footballistique locale se demandaient si Amado Traoré, l'autre prétendant déclaré à ce jour, est désormais sur un boulevard parce qu'il n'aurait plus d'adversaire.

Depuis hier, on a eu la réponse à leur question ; ce qui se susurrait ces derniers jours dans certains cercles bien introduits s'est en effet avéré : Lazare Banssé s'est lancé à travers une déclaration que L'Observateur publie en page 5. Ancien DG de la CAMEG, actuel représentant national de SITARAIL entre autres, en plus de son expérience dans la gestion des entreprises, il connaît aussi le milieu du sport-roi pour avoir été notamment pendant dix ans, de 2008 à 2018, le président du conseil d'administration de l'Etoile filante de Ouagadougou (EFO) et pour occuper aujourd'hui le discret poste de conseiller de... Sita. De là à penser qu'il serait peut-être une solution de remplacement pour pallier le forfait du directeur de la justice militaire dont il aurait l'onction et le soutien, il n'y a qu'un pas que certains ont vite fait de franchir. Qui sait d'ailleurs si les deux ne vont pas faire équipe pour les besoins de la cause ! Si tel devait être le cas, le match au sommet de la Fédé qui devait se jouer en juin mais qui a été reporté pour cause de coronavirus promet d'être palpitant.

-Depuis le début du procès de l'affaire du charbon fin, les avocats de la défense ne cessent de remettre en cause les travaux d'expertise fournis par le chimiste Arsène Yonli et le douanier Aimé Nana. Et Me Moumouny Kopiho est allé jusqu'à dire que le document final livré par ces experts est «un mensonge scientifique». Du coup, la défense ne finit pas de demander une autre expertise.

Avec l'évolution des débats, la partie poursuivante finira par fléchir mais en préconisant que cette expertise complémentaire soit faite par des nationaux. C'est ainsi que le tribunal avait demandé aux différentes parties de faire des propositions d'experts dans un délai d'une semaine de sorte qu'à l'audience du 3 mars 2020, il puisse apprécier les différentes propositions. Avant l'expiration de ce délai, le front social est entré en ébullition, et l'intersyndicale des magistrats a ordonné une suspension des audiences publiques. Ce mouvement s'inscrivait dans la lutte contre l'application de l'IUTS aux primes et indemnités des fonctionnaires.

A ce blocage s'est ajoutée la pandémie du Covid-19 qui a mis au ralenti le fonctionnement de la justice et de bien d'autres secteurs d'activités.

Mais aujourd'hui, parce qu'on apprend à vivre avec ce virus, les activités reprennent tout doucement.

Ainsi, le dossier du charbon a été examiné le 5 mai 2020 par le pôle économique et financier du Tribunal de grande instance de Ouagadougou (TGI). Ce jour-là, le tribunal a écarté la liste des experts communiqués par les différentes parties et décidé de commettre Moussa Gomina, docteur d'Etat en sciences physiques et chargé de recherche en cristallographie et sciences des matériaux ainsi que Rayimwendé Joël Ilboudo, ingénieur métallurgiste.

Les analyses dans le cadre de cette expertise se feront au laboratoire CRISMAT de l'Ecole nationale supérieure des ingénieurs (ENSI) de Caen en France où exerce le Dr Gomina. Il s'agira pour eux de déterminer la nature, les quantités et les teneurs en métaux précieux du charbon fin. Il faut noter que les frais de cette expertise sont à la charge d'Essakane. Ces experts devront déposer leurs conclusions trois mois après leur prestation de serment.

-Hier jeudi 7 mai 2020, le président de l'Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, était en compagnie de personnes dialysée venues de différentes provinces et contraintes de séjourner à Ouagadougou du fait de la mise en quarantaine de la ville.

A la faveur de la récente mesure de suspension du « blocus » de la capitale, elles entendaient, avant de regagner leurs familles respectives, exprimer leur reconnaissance au chef du Parlement burkinabè pour toutes les commodités dont elles ont bénéficié durant cette période particulièrement difficile.

En effet, suite aux témoignages d'un des leurs sur les conditions de séjour des dialysés venus de l'intérieur du pays, Alassane Bala Sakandé a fait louer et équiper en matelas, postes téléviseurs et bonbonnes d'eau un duplex sis au quartier Petit-Paris de Ouagadougou.

Durant près de cinq semaines, les trente-cinq pensionnaires des lieux ont également bénéficié du titulaire du perchoir des services d'un restaurant de la place. En outre, il a mis à leur disposition un véhicule et un chauffeur pour les déplacements au service de dialyse de Yalgado.

Au cours de la rencontre d'au revoir, sobre et empreinte d'émotion, le chef du Parlement, après avoir entendu différents autres témoignages sur l'accès à la dialyse, a annoncé que l'Assemblée nationale a déjà transmis au gouvernement une proposition de loi relative à la greffe du rein au Burkina Faso.

Il s'est aussi engagé à rencontrer les transporteurs afin d'envisager des tarifs préférentiels au profit des malades des provinces dont l'accès aux deux seuls centres de dialyse du pays, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, relève du parcours du combattant.

C'est sur la promesse de renforcer la disponibilité en consommables de dialyse que le chef du Parlement a pris congé des malades.

-Il y a quelques semaines, l'ambassadeur des Etats-Unis au Burkina avait dû être évacué en catastrophe dans son pays. Il avait été testé positif au coronavirus et, au regard de l'état particulièrement reluisant de notre système de santé, l'Oncle Sam a préféré rapatrier son diplomate même si les USA, à dire vrai, n'étaient pas la planque la plus sûre en cette période. Depuis, Andrew Young s'est remis et, dans un post où il évoquait sa guérison, il avait même annoncé de bonnes nouvelles au sujet de la coopération entre les deux pays. L'on s'attendait donc à ce qu'il nous revienne, mais tout semble indiquer que sa mission, qui tirait en réalité vers sa fin, est terminée du même coup. Il devrait en effet faire son farewell, c'est-à-dire ses adieux aujourd'hui même à ses anciens collaborateurs par visioconférence. Depuis son départ, un chargé d'affaires par intérim est du reste arrivé à la représentation diplomatique sans qu'on sache si c'est lui qui sera confirmé ou pas. Signalons que le partant, qui avait succédé en 2016 à Mushingi Tulinabo, doit débarquer prochainement à Africom, le commandement des Etats-Unis pour l'Afrique, en tant qu'adjoint du commandant chargé des affaires civilo-militaires.

- Samedi 9 mai, c'est-à-dire demain, baasga annuel du Naaba Kango de Zagtouli.

En raison toutefois de la conjoncture sanitaire qui prévaut, les cérémonies commémoratives se feront dans la discrétion familiale.

-Vous qui venez de lire les dernières lignes de cette chronique épistolaire, ayez une pensée pieuse pour feu Issaka Edmond Nana, son génial géniteur.

Le lundi 11 mai 2020 à venir, cela fera en effet dix ans qu'il a plu à Celui qui nous l'avait donné de le rappeler à Lui.

Et puisque, malgré tout, la page continue de vivre, c'est le lieu de s'écrier : « Mort, où est donc ta victoire ! ».

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

Ainsi va la vie.

Au revoir.

Ton cousin

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