Maroc: Mounir Sahnoun - Le mental et le physique des athlètes déficients mentaux impactés par la distanciation sociale

La distanciation sociale imposée dans la conjoncture sanitaire actuelle, en raison de la pandémie de coronavirus, a impacté indéniablement le mental et le physique des athlètes déficients mentaux, a indiqué le directeur sportif de Special Olympics Maroc , Mounir Sahnoun.

A l'instar de toutes les catégories, Special Olympics Maroc est également concerné par les mesures de précaution prises par les autorités pour limiter la propagation du coronavirus, a ajouté M. Sahnoun dans un entretien accordé à la MAP, notant que tous les événements sportifs auxquels devaient prendre part les athlètes marocains ou ceux qui devaient se tenir au Maroc ont été annulés ou reportés.

L'une des compétitions phares annulées est la 10è édition des Jeux nationaux de Special Olympics qui était prévue au mois d'avril à Marrakech, a affirmé M. Sahnoun, ajoutant que la ville ocre était prête sur tous les aspects technique et logistique pour accueillir cet événement qui devait rassembler plus de 1.000 athlètes. Cela a mis les athlètes dans une situation inconfortable basculant d'une position de préparation physique pour une grande compétition à une mise en quarantaine, a fait remarquer M. Sahnoun, notant que les encadrants trouvent beaucoup de difficultés à leur expliquer que le confinement ne les concerne pas seuls mais est imposé à tout le monde à cause de la pandémie. Il a également expliqué que la difficulté de s'adapter au confinement peut entraîner chez certains athlètes de l'anxiété, de la fatigue psychologique et une prise de poids due à un changement de régime alimentaire et des troubles du sommeil, ce qui peut affecter négativement leur comportement.

A cet égard, poursuit le cadre national, la préoccupation des associations et des centres pédagogiques qui parrainent les athlètes de Special Olympics est de rechercher des moyens alternatifs pour faire face à cette situation qui a bouleversé le mode de vie des sportifs.

Il a souligné, dans ce sens, que ces associations ont lancé des programmes sous forme de vidéos envoyées sur les réseaux sociaux qui incluent des conseils et des consignes pour les aider à s'adapter au confinement et des exercices pour garder la forme physique sous la supervision des encadrants.

A la lumière des mesures de précaution pour lutter contre la pandémie, les associations ont adopté les moyens de communication modernes et les nouvelles technologies afin de les encourager à poursuivre l'entraînement et de les aider à gérer leurs angoisses, a-t-il fait savoir.

Quelques athlètes ne disposent pas de ces moyens de communication, déplore le directeur sportif qui ajoute que les associations effectuent des visites à domicile pour rester proches de ces sportifs, et ce dans le respect de toutes les précautions imposées par la situation sanitaire actuelle afin de préserver leur santé.

Par ailleurs, le directeur sportif n'a pas manqué de saluer les initiatives prises par certains bienfaiteurs qui offrent à ces athlètes des smartphones et des tablettes électroniques pour leur permettre de suivre leur entraînement à distance.

Il a également rappelé que l'administration centrale mène actuellement une enquête sur le terrain sur les familles d'athlètes déficients mentaux afin de savoir comment cette catégorie gère la période de confinement et les difficultés rencontrées par les parents. L'administration organise également régulièrement des téléconférences avec les familles des athlètes, avec la participation de cadres techniques et pédagogiques pour discuter de l'effet du confinement sur les sportifs de Special Olympics, a-t-il ajouté.

M. Sahnoun a conclu que le pari actuel pour les athlètes de Special Olympics est de préserver la santé psychologique et physique de cette catégorie de sportifs durant cette période critique, avant de se pencher sur la phase d'après confinement et reprendre les activités sportives.

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