Congo-Kinshasa: «Programme des 100 jours en RDC» - Le procès de Vital Kamerhe reporté au 25 mai

Vital Kamerhe Lwa-Kanyiginyi N’kingi, président de l’UNC intervenant au cours de l’émission Parole aux auditeurs de Radio Okapi à Kinshasa, le 15/08/2018.

En RDC, le procès de Vital Kamerhe s'est ouvert brièvement ce lundi 11 mai 2020. Le directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi est soupçonné d'avoir détourné plus de 50 millions de dollars dans le cadre du « programme des 100 jours » lancé par le chef de l'État.

L'audience a donc été rapidement levée, au bout d'une heure environ, et le procès a été renvoyé au 25 mai pour poursuite de l'instruction. La demande a été faite par les avocats de chaque prévenu. Ils ont insisté sur le fait qu'ils n'avaient pas eu accès à chaque élément du dossier. Mais pour le ministère public, les pièces du dossier étaient bel et bien disponibles au greffe du tribunal. Il revenait à chaque partie donc de s'y référer.

Pendant sa prise de parole, Vital Kamerhe a déclaré être intervenu dans cette affaire comme directeur de cabinet du président de la République, il a affirmé qu'ils étaient neuf superviseurs de ce programme des 100 jours, en plus du coordinateur de ce programme d'urgence. Vital Kamerhe a dénoncé un piège et des questions tendancieuses quand on lui a demandé de préciser sa fonction et son rôle dans ce programme. « On choisit ce qui va créer la confusion, personne ne parle par exemple de la gratuité de l'enseignement primaire », a-t-il dit.

Interrogé sur ses deux codétenus, Vital Kamerhe a dit à propos de l'homme d'affaires Samih Jammal le connaitre, mais à quel titre ? « J'ai rencontré beaucoup de gens dans ma vie. » Et à propos du responsable import-export de la présidence Jeannot Muhima, lui aussi coaccusé : « Je le connait de nom, c'est aujourd'hui, que je le rencontre. »

Dispersion des rassemblements

Des journalistes n'ont pas pu entrer dans le tribunal alors que deux télévisions, qui avaient déjà leur autorisation, commençaient même à installer leur matériel pour la retransmission en direct. Après quatre heures d'attente, toutes les personnes massées le long de l'impressionnante clôture de la prison de Makala, où se trouve le tribunal, ont été chassées par les policiers, aidés par des militaires, parfois avec brutalité. Un important dispositif policier donc pour empêcher les journalistes de pénétrer dans l'enceinte du tribunal de la Gombe, situé dans la prison de Makala, mais aussi pour éviter tout rassemblement devant l'enceinte judiciaire. Aucun attroupement n'a été toléré dans les environs de la prison.

Dans la matinée, des dizaines de partisans de l'UNC, le parti de Vital Kamerhe qui étaient massés le long de l'avenue abritant la prison ont été dispersés par la police. Elle a ensuite fait des rondes pour dissuader toute tentative de manifestation. Aucun militant n'a été arrêté pour l'instant, selon la police.

A La Une: Congo-Kinshasa

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X