Afrique Centrale: Santé publique - Le Congo et la FAO au front contre la rage

L'encéphalite virale transmise à l'homme par les chiens continue de sévir dans les départements du Pool, de la Bouenza, de la Lékoumou, du Niari et Pointe-Noire. Le pays compte éliminer cette maladie d'ici à 2030, grâce à un appui de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

La République du Congo est bénéficiaire d'un projet "Contrôle durable de la rage humaine transmise par les chiens en Afrique centrale" que l'agence onusienne finance à hauteur de 311000 dollars, soit plus de 188 millions FCFA. Les animateurs du projet se sont réunis récemment par visioconférence pour évaluer l'impact des activités menées auprès des populations.

En effet, de nombreux cas d'infections et de décès dus aux morsures de chiens ont été rapportés ces dernières années par le service des grandes endémies. Par exemple, plus de cinq cents personnes ont été mordues par des chiens et une personne par un chat à Pointe-Noire. On compte deux cents enfants de 0 à 15 ans. Plusieurs autres cas d'infections ont également été enregistrés dans les localités voisines.

Face au risque qu'engendre la rage pour la santé publique, la FAO et ses partenaires de la sous-région se sont engagés à travers une feuille de route dite de "zéro mortalité humaine due à la rage canine à l'horizon 2030 en Afrique centrale". Ils ont promis d'intensifier les activités de terrain de la crise sanitaire du Covid-19. « Il s'agit de renforcer les capacités des pays d'Afrique centrale en matière de lutte contre les zoonoses ; d'élaborer huit plans nationaux d'élimination de la rage ; d'opérationnaliser le système de surveillance et de rapportage intégré des cas de rage animale et humaine dans les pays concernés », précise un communiqué de la FAO.

Au terme de la rencontre, les participants ont d'un commun accord décidé d'une reprogrammation des activités de terrain et une extension du partage d'information. Ils devront se réunir dès la première semaine du mois prochain, avec la participation des principaux partenaires que sont les ministères sectoriels et des municipalités des pays, la Commission Cémac chargée de bétail et des ressources halieutiques, l'Organisation mondiale de la santé et l'Alliance mondiale contre la rage, a-t-on appris.

À noter que la rage est une maladie provoquée chez l'homme par la morsure d'animaux non vaccinés et infestés (chien, chat, singe... ) par un virus qui se transmet par la salive. Il y a donc le risque d'être infecté même lorsqu'on a seulement été léché ou griffé par un chien. C'est pour cela que les experts de la santé misent sur la vaccination à grande échelle des chiens, la prise en charge rapide des malades et en plus des campagnes de sensibilisation auprès des communautés locales.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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