Madagascar: Technologie - La cherté des Smartphones entrave les efforts d'inclusion numérique

Le chef de la GSM Association pour l'Afrique subsaharienne, Akinwale Goodluck milite pour une facilitation de l'accès aux Smartphones en Afrique.

Les pays africains doivent encore faire des efforts pour permettre à leurs citoyens d'avoir un meilleur accès aux nouvelles technologies de la télécommunication.

La cherté des Smartphones reste l'un des principaux facteurs qui rendent difficile l'inclusion numérique dans certains pays africains. S'exprimant lors d'une discussion en ligne sur l'inclusion du haut débit mobile organisée par Huawei, il y a quelques jours, le chef de la GSM Association pour l'Afrique subsaharienne, Akinwale Goodluck, a déclaré que la question de la tarification des Smartphones restait un obstacle à l'adoption d'Internet.

Initiatives en cours. Akinwale Goodluck a déclaré que si les consommateurs du continent souhaitaient avoir accès à des Smartphones de qualité, avec une connectivité Internet rapide, l'abordabilité restait un problème. « Il y a beaucoup d'initiatives en cours. Certains tentent de vendre un Smartphone à 50 dollars et d'autres même à 20 dollars » a-t-il déclaré en ajoutant que « les gouvernements ont un grand rôle à jouer, pour y parvenir en particulier avec les politiques fiscales plus incitatives », a-t-il déclaré. Bien que la réduction de la taxation des Smartphones soit un moyen évident de rendre plus accessible, d'autres stratégies peuvent également réduire ces coûts pour les citoyens à faible revenu. Une des stratégies consiste à inciter le gouvernement à s'impliquer dans le circuit de distribution des Smartphones, au niveau notamment du marketing, de la distribution et de la vente au détail. « Cela réduirait les coûts directement supportés par les fabricants de Smartphones en réduisant le nombre d'acteurs au sein de la chaîne d'approvisionnement ». Alors que la lutte contre la pandémie de Covid-19 se poursuivait, Goodluck a déclaré que la connectivité numérique était cruciale, ajoutant qu'il est important de «mettre un Smartphone entre les mains de tout le monde».

L'exemple kenyan. Le Kenya veut faire office de pionnier dans ce projet de Smartphone à bas prix. En effet, afin de surmonter cet obstacle à l'accès au Smartphone, le réseau mobile kenyan Safaricom, en collaboration avec Google et Teleone, déploie un programme de financement qui permettrait aux « bas revenus » d'acheter des téléphones 4G moins chers. Bien qu'un certain nombre de citoyens aient accès à la technologie mobile, un grand nombre d'entre eux utilisent toujours des téléphones 2G. Le programme permettrait aux Kenyans de payer aussi peu que 20 Shillings kenyans (environ 720 ariary) par jour pour acheter des téléphones intelligents 4G.

Cette initiative permettrait à 1 million de Kenyans d'accéder à Internet. A noter qu'à Madagascar, les acteurs de l'inclusion numérique ont, à maintes reprises, réclamé l'appui de l'administration pour faciliter l'accès aux outils connectés à Internet. Un appel, pour le moment, non suivi d'une réponse favorable. Et pourtant la Grande île a cet avantage d'avoir l'une des vitesses de connexion les plus rapides et la moins chère en Afrique.

Plus de: Midi Madagasikara

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