Cote d'Ivoire: Jeux de hasard - Bientôt une autorité de régulation pour assainir le secteur

La commission des affaires économiques et financières du Sénat a adopté à l'unanimité de ses membres présents, le vendredi 15 mai 2020, le projet de loi portant régime juridique des jeux de hasard en Côte d'Ivoire.

Selon l'émissaire du gouvernement, le ministre de l'Économie et des Finances, Adama Coulibaly, en adoptant ce projet de loi, la Côte d'Ivoire va enfin se doter d'instrument juridique lui permettant de gérer le secteur des jeux de hasard avec efficacité. « C'est un secteur assez particulier dans lequel opèrent dans l'illégalité beaucoup de personnes et de structures », a-t-il relevé.

À en croire le ministre, selon les résultats d' une enquête qui a été menée en 2018 par la LONACI, ce sont 36 milliards de FCFA de chiffre d'affaire que ces opérateurs illégaux réalisent. Il a indiqué qu'à ce jour, c'est 500 sites de pari à l'étranger qui ont été identifiés, et qui sont accessibles à partir du territoire ivoirien.

Cette loi, a indiqué le ministre Adama Coulibaly, vise premièrement à assainir le milieu et secundo à renforcer le cadre juridique visant à protéger les populations notamment les personnes vulnérables, les mineurs et d'autres catégories de personnes vulnérables, contre l'addiction aux jeux par la promotion du jeu responsable.

Elle apportera également des réponses adaptées et efficaces à toutes ces situations et difficultés auxquelles le secteur des jeux de hasard et l'État sont conjointement confrontés. «

Et une des innovations de cette loi, c'est la mise en place d'une autorité de régularisation. Cette autorité aura pour mission de veiller à la bonne régulation des activités du secteur des jeux. Il faut que le secteur fonctionne correctement .

Parce qu'il y a des risques qui ont été identifiés à ce niveau, notamment des risques de sécurité, les gens vont jouer dans les établissements des jeux de hasard et souvent, ils peuvent risquer en fait de perdre de l'argent, d'autres personnes ou d'autres structures également peuvent par ce biais-là procéder à des blanchiments de ressources. L'autre enjeu, c'est des enjeux de santé.

Nous devons protéger les populations contre l'addiction contre l'accoutumance à ce genre de situation. Et le troisième enjeu est économique.

Parce que toutes ces personnes et structures qui opèrent dans l'illégalité ne sont pas connues des services fiscaux et des autorités. Donc ça fait des pertes de ressources pour l'État en termes de manque à gagner.

Et ce qui n'est pas régulier sera fermé.Parce qu'on a la possibilité de fermer ces sites distants qui opèrent dans l'illégalité », a fait remarquer Adama Coulibaly.

Plus de: L'Intelligent d'Abidjan

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