Cameroun: « Remède » de l'archevêque de Douala contre la COVID-19 - Il faut savoir raison garder

Face à la pandémie de la Covid-19 qui fait des ravages à travers le monde et en l'absence d'un vaccin ou autre traitement efficace, chacun y va de son remède.

C'est ainsi qu'après le Covid-organics dont les mérites réels ou supposés ont été vantés par le président malgache et ce sans qu'une analyse scientifique n'en apporte la preuve, l'archevêque de Douala dit aussi avoir trouvé son « remède » contre le coronavirus. Il s'agit, dit-on, d'un breuvage fait à base de plantes médicinales.

Mais tout en se refusant à en dévoiler la composition, Monseigneur Kleda, puisque c'est de lui qu'il s'agit, assure avoir constaté que cette potion soulage rapidement les symptômes des patients atteints de la Covid-19.

« En une semaine, cela suffit ; la personne est guérie. Mais les douleurs viennent à disparaître en vingt-quatre heures.

Sur tous ceux qui ont reçu le produit jusqu'à présent (900 personnes), on n'a enregistré aucun décès », a déclaré, avec satisfaction, le prélat camerounais qui se dit, toutefois, prêt à fournir gratuitement son produit à tous ceux qui le souhaiteraient.

En l'absence d'essais cliniques, le « remède » naturel que propose l'homme de Dieu, pourrait avoir d'autres effets

En tout cas, même si le ministère camerounais de la Santé se montre prudent quant à l'efficacité de ce traitement local et naturel, de nombreuses personnalités politiques de l'Opposition, des hommes d'affaires, des donateurs anonymes n'ont pas hésité à apporter leur soutien moral et financier à l'archevêque de Douala.

Cela dit, tout en encourageant la médecine traditionnelle qui, faut-il le rappeler, a parfois fait ses preuves dans le traitement de certaines pathologies, il y a lieu d'appeler les uns et les autres à la retenue.

Car, en l'absence d'essais cliniques, le « remède » naturel que propose l'homme de Dieu, pourrait avoir d'autres effets nuisibles à l'organisme.

Il ne suffira donc pas d'être atteint de la Covid-19 pour se précipiter chercher le produit de l'archevêque alors même que le patient peut avoir d'autres antécédents médicaux qui ne sont pas compatibles.

C'est pourquoi il faudra savoir raison garder dans l'administration de ce produit dont on souhaite que les « vertus » soient reconnues par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à l'issue bien entendu d'essais cliniques rigoureux.

Plus de: Le Pays

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