Congo-Brazzaville: Université Marien-Ngouabi - Vers la dispensation des cours à distance

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Bruno Jean-Richard Itoua, a évoqué le 18 mai à Brazzaville, l'option de dispenser les cours à distance à l'Université Marien-Ngouabi, en cette période d'état d'urgence sanitaire décrété dans le cadre de la lutte contre le coronavirus (Covid-19).

« Dans les amphithéâtres universitaires, les étudiants de premier cycle sont dans l'ordre de deux mille et plus. Donc, il sera difficile de respecter la distanciation sociale d'un mètre. La force de pouvoir reprendre les enseignements dans un ou deux mois, c'est forcément d'envisager l'enseignement à distance », a indiqué le ministre de l'Enseignement supérieur.

Selon le plan de riposte sous-sectoriel décliné, les enseignements vont se faire par paliers dans le secteur public ou privé pour éviter le risque d'une année blanche.

Depuis quatre ans, les cadres du ministère avaient mis en place un plan de numérisation des enseignements et proposé la création de l'université virtuelle du Congo. « Sur le plan technologique, ce projet est prêt, il ne reste qu'à le mettre en œuvre, c'est-à-dire la mise en place de certaines structures, le recyclage des enseignants, la disponibilité d'accès à internet pour les enseignants, les étudiants et autres. Deux mois seraient suffisants pour entamer ce projet si nous avons la ressource financière », a expliqué le ministre Bruno Jean-Richard Itoua.

Le projet cible également les enseignements en ligne, les vidéo-conférences et la création des espaces publics ouverts ainsi que des points d'accès à internet dans les principales villes du pays.

Selon un rapport déposé auprès du ministre, sur les onze établissements d'enseignement supérieur que compte l'Université Marien-Ngouabi, neuf ont terminé leurs cours du premier semestre. Par contre les instituts et écoles privés de niveau supérieur ainsi que le Centre informatique de recherche de l'armée et de la sécurité (CIRAS) et le Centre inter-Etats d'enseignement supérieur en santé publique d'Afrique centrale (Ciespac) n'ont pas encore fait parvenir leur situation pédagogique et académique au ministre de tutelle.

« L'année académique compte deux semestres. Il faut que tous les établissements d'enseignement supérieur finissent leur premier semestre. La décision de la reprise est du ressort du gouvernement, de l'avance de notre riposte à l'épidémie et de l'efficacité des mesures prises. Mais nous travaillons pour commencer le deuxième semestre à partir du mois de septembre », a précisé le ministre de l'Enseignement supérieur.

Il a, par ailleurs, confirmé le paiement de la bourse, l'octroi d'une allocation aux étudiants non-bousiers et la distribution des ordinateurs portables à certains étudiants afin qu'ils soient connectés.

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