Afrique: Dette - Quatre pays ont signé le moratoire avec le Club de Paris

des dirigeants africains au sommet du G20 en Allemagne en 2019.

Quatre pays ont signé le moratoire avec le Club de Paris, après la décision du G20 de suspendre cette année le service de la dette. 20 autres se trouvent actuellement dans une phase de finalisation des documents, pour signer à leur tour un accord avec le Club de Paris.

La pandémie de coronavirus a créé des casses-têtes financiers, d'autant plus difficiles à résoudre pour les pays pauvres et endettés. Pour leur permettre de dégager des fonds pour affronter la crise, un moratoire sur le paiement du service de la dette a été décidé par le Club de Paris et le G20. Un mois après, seuls le Mali, le Népal, la Dominique et la Grenade viennent de finaliser un accord. Quatre accords seulement, donc, sur les 77 pays éligibles, dont 41 en Afrique subsaharienne. Mais d'autres pourraient suivre rapidement.

20 autres pays seraient en train de finaliser les documents pour conclure un accord avec le Club de Paris. Une source proche du dossier, citée par l'AFP, indique que la RDC, l'Ethiopie ou encore le Cameroun seraient sur le point d'obtenir un moratoire. Quelques dizaines d'États pourraient aussi envoyer leurs requêtes dans les prochains jours, selon Bercy.

Un petit « effet retard », qui ne surprend pas une source au sein du ministère français de l'Économie. En effet, certains auraient d'abord souhaité finaliser les discussions avec les agences de notation, pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'impact sur leur note.

Les sommes non payées cette année seront remboursables en trois ans à partir de 2022, car il ne s'agit que d'un moratoire valable jusqu'à la fin de l'année. Néanmoins, les créanciers travaillent sur la suite. Pas de consensus à ce stade. Les assemblées d'automne du FMI et de la Banque mondiale ainsi que le G20 qui se tiendra en novembre seront l'occasion de faire un point. À Bercy, on n'exclut pas une extension du moratoire si nécessaire, puis une étude au cas par cas de la soutenabilité de la dette pour décider de la suite à donner.

En attendant, David Malpass, le président de la Banque Mondiale, espère que les créanciers privés se montreront eux aussi compréhensifs.

Plus de: RFI

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