Burkina Faso: COVID 19 - L'opposition propose la levée du couvre-feu

Dans le cadre de la lutte contre la propagation de la covid 19, un couvre-feu a été instauré sur l'ensemble du territoire national depuis le 21 mars 2020.

La tendance est, selon l'opposition lors du point de presse du mardi 19 mai, à une amélioration de la situation. Aussi, même si elle reconnaît qu'il ne faut pas baisser la garde, elle propose la levée du couvre-feu.

Initialement en vigueur de 19h à 5h, les heures du couvre-feu ont été réaménagées le 17 avril et vont désormais de 21h à 4h.

L'opposition politique se demande quelle est encore la pertinence de cette mesure au regard des faits suivants : « Les transports des passagers ont repris, et certains longs trajets sont perturbés par le couvre-feu, des sociétés (comme les entreprises de médias) qui continuent de fonctionner la nuit subissent des préjudices, les débits de boissons et les restaurants sont rouverts, et la plupart de ces établissements rentabilisent la nuit », a expliqué Gilbert Noël Ouédraogo, président de l'ADF/RDA.

La tendance étant, selon le président du parti de l'éléphant, à une amélioration de la situation, ses camarades de l'opposition et lui proposent la levée du couvre-feu pour, estiment-ils, permettre non seulement aux entreprises de se refaire une santé, mais aussi aux citoyens de souffler après une réduction exceptionnelle de leur liberté pour barrer la route à la covid 19.

Dans un autre registre, l'opposition politique a appris comme tout le monde la mort de douze présumés terroristes dans les locaux de la gendarmerie de Tanwalbougou, dans la province du Gourma. Un drame qui a créé la polémique dans l'opinion.

D'aucuns, en l'occurrence le Collectif contre l'impunité et la stigmatisation des communautés, parlent d'exécutions sommaires. Le procureur du Faso apaise les tensions en informant qu'une enquête est ouverte pour déterminer la cause exacte des décès.

L'opposition, quant à elle, exige que toute la lumière soit faite sur la mort des 12 gardés à vue, et que les éventuels coupables de cela soient punis conformément à la loi. Toujours dans le Gourma, c'est avec regret, a affirmé le président de l'ADF/RDA, que l'opposition a suivi les tensions liées à la succession de Kupiendiéli.

« Deux rois ont été désignés, chacun par des notables qui lui sont proches. Ainsi, le jeudi 7 mai, Midierba Thiombiano a été désigné pour être le nouveau roi du Gulmu.

Trois jours plus tard, le successeur désigné a fait l'objet de contestations par une partie des notables qui ont désigné Tigué Mohamed Thiombiano pour succéder à Kupiendiéli.

Les rites d'intronisation des deux rois ont eu lieu respectivement le 15 et le 18 mai 2020 », a relaté Gilbert Noël Ouédraogo.

L'opposition, soucieuse de la paix et de la cohésion, encourage les deux parties à trouver une issue pacifique à la crise grâce au dialogue. Par la même occasion, le CFOP demande à l'administration de jouer pleinement son rôle sans parti pris.

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