Congo-Brazzaville: Environnement - Le monde célèbre la journée dans la recherche des solutions dans la nature

C'est sur le thème « Nos solutions sont dans la nature » qu'est célébrée, le 22 mai, la Journée mondiale de la biodiversité. Le gouvernement congolais, fidèle à la tradition, a rendu publique une déclaration lue par la ministre du Tourisme et de l'Environnement, Arlette Soudan-Nonault.

Depuis 20 ans, la communauté internationale célèbre, le 22 mai de chaque année, la Journée mondiale de la biodiversité. Un rituel qui, en cette année douloureuse où la pandémie du Covid19 frappe de plein fouet l'humanité entière, prend une importance et une signification particulières. « Cette période de crise sanitaire, pendant laquelle le navire Congo ne peut que se louer d'avoir, en la personne du président Denis Sassou N'Guesso, chef de l'État, un capitaine rompu à toutes les tempêtes, nous oblige, en effet, à réfléchir sur la nécessité de modifier nos comportements dans un sens plus responsable, plus solidaire, plus respectueux des autres et de notre environnement », a souligné Arlette Soudan-Nonault.

Le thème retenu cette année, « Nos solutions sont dans la nature », est un thème positif, porteur, tout spécialement pour le Congo. Depuis plus de trois ans en effet, la lutte contre le changement climatique et pour une gestion durable de la biodiversité a pris une dimension nouvelle grâce au défi porté par le chef de l'État ; celui de rendre opérationnels les deux instruments majeurs dont il assume la présence, que sont la Commission climat du bassin du Congo et le Fonds bleu pour le bassin du Congo, a précisé Arlette Soudan-Nonault.

Assurer le développement d'une économie verte et bleue, sobre en carbone et en mesure de concilier bien-être social et préservation de l'environnement, est l'exemple même d'un développement durable fondé sur la nature. Il est urgent à cet égard que la communauté internationale prenne ses responsabilités, toutes ses responsabilités, vis-à-vis de la région. Les forêts et les tourbières du Bassin du Congo représentent, le second poumon écologique de la planète et 10% de la biodiversité mondiale. Si les financements attendus pour abonder le Fonds bleu ne sont pas au rendez-vous, il y a fort à craindre que cet écosystème unique et indispensable à la survie de l'humanité de demain, n'ait besoin lui aussi d'un respirateur d'urgence.

Mettre impérativement un terme à la déforestation, et assainir les villes

La ministre du Tourisme et de l'Environnement a rappelé que tous les scientifiques répètent que l'urgence épidémiologique et l'urgence environnementale sont étroitement liées. Le combat salutaire contre le coronavirus qui mobilise aujourd'hui le gouvernement congolais, sous l'impulsion du chef de l'État et la direction du premier ministre, ne doit pas faire oublier que la crise actuelle n'est pas uniquement une crise sanitaire. « Ce virus qui nous frappe est en réalité le symptôme d'un modèle planétaire de dégradation de notre environnement qui, en brisant l'harmonie faite de respect et de distanciation entre l'humain, la nature et les autres espèces vivantes, a mis en contact ce qui n'aurait jamais dû l'être, à savoir l'homme et une faune sauvage porteuse de virus inconnus. Voici pourquoi, il nous faut impérativement mettre un terme à la déforestation, assainir nos villes, en finir avec les poubelles qui débordent, les ordures qui encombrent nos caniveaux, les étals à même le sol pollué, la vente illégale de viande de brousse et les décharges à ciel ouvert qui sont autant de réservoirs à virus. Soyons responsables, n'attendons pas des autorités qu'elles fassent à notre place les gestes citoyens qui nous incombent », a déclaré la ministre, indiquant qu'une ville n'est pas sale en elle-même et par elle-même. Elle est sale par ses habitants. Chacun doit comprendre en cette période de pandémie, que les masques et les gants usagés ainsi que les déchets médicaux ne doivent en aucun cas être jetés dans la rue sous peine de relancer la chaine de contamination.

Si la biodiversité décline dans le monde à un rythme soutenu, avec un taux d'extinction des espèces sans précédent, la responsabilité qui revient au Congo dans ce désastre est infime à l'échelon de la planète terre. Une responsabilité d'autant plus négligeable que le Congo, dit-elle, à la chance d'avoir à sa tête, Denis Sassou N'Guesso qui, inlassablement, depuis des décennies, défend sur toutes les tribunes internationales la cause du Bassin du Congo, de ses forêts, de ses zones humides, de sa faune et de sa végétation. « Mais ne nous voilons pas la face : si nous ne protégeons pas d'abord, par nous-mêmes, notre patrimoine environnemental, qui viendra nous aider à le faire ? Nous devons remettre le biotope au centre de nos existences, comme nos ancêtres avaient su le faire et exiger que son respect soit un critère essentiel dans nos choix de développement. Il en va de notre bien-être, de celui de nos enfants et petits-enfants ».

Avant de conclure son allocution, la ministre a réitéré que « nos solutions sont dans la nature, à condition d'en prendre soin, tout comme nous devons prendre soin de nous-mêmes en cette période difficile, période dont nous sortirons, j'en suis sure, plus forts, plus unis et plus responsables. »

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