Togo: SADD hausse le ton et interpelle le gouvernement à mettre fin aux dérives totalitaires et à la défiance du DGA Ali Dakhlallah

C'est une situation particulière que vivent les travailleurs de la Société SOFANAT (Société de Fabrication des Nattes) opérant dans la zone franche togolaise.

Alors que dès les premières semaines du début de la crise sanitaire mondiale et le décret de l'état d'urgence au Togo, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme administrative, Gilbert Bawara, lors d'une rencontre tripartite entre le Gouvernement, le patronat et les Centrales syndicales des travailleurs, martelait que tout sera mis en œuvre pour sauver les emplois et exhortait les patrons d'entreprises, à aller aux négociations avec leurs employés pour tous les réaménagements que pourrait induire les mesures prises pour contrer la crise sanitaire liée au Covid-19, c'est une situation contraire que l'on vit à la SOFANAT et dont nous avons déjà à travers nos colonnes déjà attirer l'attention de l'opinion publique et partant des plus hautes autorités togolaises, et les appelant à agir.

Mais visiblement, rien n'y fit et les responsables de cette entreprise, foulant du pied tous les principes du droit du travail en vigueur au Togo, en cas de litige entre employeur et employé, et se refusant à tout dialogue avec le personnel, viennent de licencier 170 travailleurs, qui ne demandaient qu'à aller à des négociations sur les changements (pour ici, au lieu d'une diminution, c'est plutôt une augmentation des heures de travail) dans les activités de l'entreprise.

Chose encore plus surprenante et qui doit interpeller le ministre en charge du Travail, Gilbert Bawara, et partant le Gouvernement togolais sur la défiance que lui oppose ce Libanais, c'est le fait que, se refusant à tout dialogue, et alors que ces infortunés 170 travailleurs, attendent un dénouement consensuel et paisible, la direction de SOFANAT, déclarant et qualifiant « leur espérance « d'abandon de poste » à travers une correspondance en date du 28 avril 2020, précédée d'une lettre de mise en demeure le 14 avril 2020, dans sa logique d'écarter ces derniers, a lancé le 13 Mai 2020 un nouveau recrutement en remplacement de ceux qu'elle estime avoir abandonné leur poste de travail ».

Ceci alors même que le gouvernement togolais n'a de cesse depuis le début de cette crise sanitaire manifesté sa dévotion pour la sécurisation des emplois.

Les employés de la SOFANAT licenciés ne sont-ils pas des employés qui doivent également bénéficier de cette sécurisation de l'emploi ? Et même si licenciement doit-il y avoir, ne devrait-il pas l'être suivant les conditions prescrites le cadre juridique du travail au Togo ?

En tout cas, des mots du premier responsable de l'entreprise, du moins sa représentation au Togo, en la personne du Directeur adjoint, Ali Dakhlallah, qui d'après les employés, leur lançait à la figure, « Vous n'êtes pas nos associés pour discuter nos décisions » ou encore « Lorsque le Chef de l'Etat avait annoncé les mesures d'urgences prises, avait-il eu à consulter préalablement le peuple ?

Donc la Direction de SOFANAT n'avait non plus l'obligation de consulter les délégués du personnel avant ses prises de décision », doivent interpeller au plus haut degré le ministre Fonction publique, du Travail et de la Réforme administrative, Gilbert Bawara ainsi que le Gouvernement, à voir clair dans cette situation et à « bien vouloir opposer un non catégorique à cette dérive totalitaire de la direction de SOFANAT qui de surcroît défi l'autorité du Chef de l'Etat ».

Bon à suivre !

Plus de: Télégramme228

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