Congo-Brazzaville: COVID-19 - Les entreprises renouent dans l'incertitude

Après quarante-cinq jours d'inactivité à cause du confinement, certaines structures économiques reprennent dans une ambiance morose traduite par un manque à gagner, une baisse de la demande et l'absence de la clientèle.

La série de mesures prises par le gouvernement pour stopper la propagation du virus sur l'étendue du territoire national a des conséquences néfastes sur un grand nombre d'entreprises. Celles évoluant dans la restauration, l'agroalimentaire, l'habillement, etc. ont vu leur chiffre d'affaires baissé à l'intervalle d'un mois et demi. Le secteur de l'hôtellerie quant à lui n'est pas épargné par cette situation. En effet, l'hôtel Ledger Plaza Maya-Maya a annoncé la mise en chômage technique de ses employés à compter du mois de juin. Il mettra également fin aux contrats à durée indéterminée.

Pour Jean Mapamouka, responsable adjoint du restaurant Poulet d'Or, la reprise est très chaotique. « Nous avons réouvert nos portes certes mais la situation reste difficile, car, nous ne pouvons vendre que des repas à emporter. Or, les Congolais n'ont pas l'habitude de faire des emportés ; ils préfèrent s'asseoir et discuter autour d'un repas ou d'un pot », a-t-il déclaré.

« Rares sont les quelques clients qui viennent pour faire des emportés mais, le nombre est insignifiant ; nous faisons face aux difficultés de fin de journée avec une partie de nourriture non liquidée », a-t-il déploré.

La plupart des sociétés cherchent à rattraper le retard cumulé. Francis Kandza, responsable marketing et commercial à Agri Bon (spécialisé dans l'agroalimentaire), estime que, cette crise sanitaire met à genoux les économies de plusieurs pays.

« Avant le confinement, je travaillais sur un nouveau concept "kitunga ya mwasi". Il consistait à livrer dans les domiciles un panier de produits agroalimentaires. La période de confinement aurait pu être une occasion de booster le concept, mais le fait de ne pas avoir eu l'autorisation de travailler a ralenti le développement du projet. Maintenant, il va falloir bâtir des stratégies pour rattraper le coup », a-t-il expliqué.

Les frontières étant également fermées suite à la pandémie, les sociétés de prêt-à-porter sont également en difficulté, car elles ne peuvent pas importer les marchandises. « Nous avons des soucis de réapprovisionnement. Nos fournisseurs ont avant nous subi le confinement », a confié Jennifer Joyce Tokabeka, agent commercial de Maryjo-Boutique.

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