Congo-Brazzaville: Et pourtant déconfinement progressif n'est pas relâchement !

Trop de confusion dans l'esprit de certains citoyens qui ne cessent de créer l'amalgame dans certains quartiers de nos deux grandes agglomérations, notamment Brazzaville et Pointe-Noire. Ces citoyens qui ont poussé un ouf de soulagement au soir de la communication du Premier ministre ont tendance à prendre le terme de déconfinement progressif comme celui de relâchement total des mesures barrières, erreur !

D'une part, les quelques statistiques grandissantes de nombre de cas confirmés dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire et d'autre part le non-respect par certains habitants de ces deux villes, des mesures barrières qui sont un vrai mur infranchissable par cette pandémie virulente qui est le coronavirus, il devient urgent de durcir des mesures coercitives voire punitives.

Aucun marché domanial de la ville océane et aucun commerce n'échappe à cette critique relative à la non-observation des règles barrières permettant d'être à l'abri de la pandémie de la Covid-19. Du marché d' l'OCH sur l'avenue Jean-Félix Tchicaya en passant par celui de la Foire, celui de Nkouikou, celui de Fond Tié-Tié et même celui du Plateau au centre-ville et aussi d'autres petits marchés du quartier à l'instar de celui de la Patience à Makayabou, le constat est le même. Pas de distanciation sociale entre les vendeurs et vendeuses, entre les vendeurs et acheteurs, les cache-nez sont portés au cou ou tout au moins sont mal portés et ne fermant que la bouche. Pire encore certains les trimballent à la main ou font semblant de les mettre quand ils voient arriver un véhicule de la force de l'ordre et les saluts entre vendeuses se font encore à la main. C'est triste comme comportement !

Que dire des voiture-taxis et cars ? A peine quelques-uns respectent les recommandations édictées. Pas de gèle hydro-alcoolique, le nombre de passagers dépasse celui exigé que ce soit dans les taxis ou bus, le contrôleur a son cache-nez au cou au lieu de mettre à la figure, le chauffeur ne le porte que s'il voit venir la force de l'ordre, bref la distanciation sociale n'est qu'un vain mot. Quel incivisme !

La chose ne s'arrête pas là, et comme les boucheries sont appelées à vendre, certains responsables de celles-ci font du double jeu, car l'intérieur ou le derrière de ces espaces sont transformés en des mini-caves à boissons où on boit sans s'inquiéter et sans aucune règle de mesures barrières.

Que dire des ouvriers de certains travaux urbains à la tâche, des menuisiers, coiffeurs, couturiers et autres ! Un vrai relâchement total s'observe ici et là. Certains disent tout fort qu'il n'y a plus de maladie. Ils sont là dans des quartiers, ils ne portent ni masques, ils ne respectent aucune distanciation sociale, des groupements de personnes ici et là dans des ateliers de couture, de menuiserie, de coiffure et autres. Au niveau des forages des eaux, des attroupements dangereux des gens non protégés. Ils discutent de tout et de rien. Dans des boulangeries et certaines cliniques même dans certains centres intégrés de la place, le tout se place comme rien n'était. Alors dans ces conditions-là, comment mettre fin très rapidement à la chaîne de contamination ?

Ceci étant, la nécessité d'amplifier la sensibilisation de proximité avec des mégaphones dans des milieux publics tels que les marchés et les blocs et quartiers devient une urgence sociale, car nombreux sont des chefs de quartiers qui sont jusque-là amorphes sur cette riposte au niveau de leurs quartiers respectifs. Et il y a là aussi, bien qu'étant dans le déconfinement progressif à Brazzaville et à Pointe-Noire, la nécessité d'accroître certaines mesures coercitives, sinon les récalcitrants risqueront d'entraîner tout le monde vers la négligence de l'observation des mesures barrières, c'est la chose à craindre.

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