Algérie: BAD - Nécessité d'augmenter les budgets agricoles pour éviter une pénurie alimentaire

Alger — Les participants à un séminaire organisé récemment par l'Institut africain de développement (IAD) ont exhorté les pays africains à augmenter les budgets destinées à l'agriculture afin d'éviter une pénurie alimentaire, causée en partie par le Cornovirus.

" Les participant à un webinaire de deux jours organisé par l'IAD ont exhorté les pays africains à accroître de toute urgence les réserves alimentaires, maintenir l'approvisionnement alimentaire et augmenter leurs budgets agricoles pour éviter une éventuelle pandémie de faim, en partie causée par la pandémie de COVID-19", a rapporté la banque africaine de développement(BAD) dans un communiqué publié sur son site web .

Ces pays sont également tenus d'élaborer et mettre en œuvre des politiques visant à renforcer la capacité de l'Afrique à être compétitive dans le secteur agricole, la transformation, le commerce et l'industrie, a ajouté la même source.

Notant que COVID-19 a accéléré la transition vers la 4e révolution industrielle, les participants à ce séminaire à distance ont aussi appelé les gouvernements africains à intensifier l'usage de la technologie dans la production agricole, y compris les initiatives dirigées par le secteur privé, pour renforcer la résilience et faire croître le secteur vers l'autosuffisance.

Intitulé "renforcer la résilience des systèmes alimentaires et des chaînes de valeur agricoles: réponses des politiques agricoles à COVID-19 en Afrique", cette rencontre a examiné les impacts de la pandémie sur les systèmes agroalimentaires africains et a formulé des recommandations politiques pour les rendre plus résilients et efficaces.

Avec la participation de 770 experts de 57 pays, ce webinaire était la deuxième rencontre organiser par l'Institute de la BAD dans le cadre de sa communauté mondiale de pratique (G-CoP) pour fournir des orientations politiques fondées sur des preuves aux pays membres du Groupe de la Banque africaine de développement.

Il a été une occasion pour les participants d'exhorter "les gouvernements africains à donner la priorité à l'agriculture et à l'agro-industrie dans le programme de sécurité nationale en mettant en œuvre des réformes structurelles".

Les réformes proposées comprennent la fusion des ministères de l'agriculture, de la santé, du commerce, de l'industrie et de l'environnement en un ministère de la santé pour un impact plus important, souligne le communiqué.

Il a, dans ce cadre, appelé l'Afrique à établir des couloirs verts et des systèmes alimentaires nationaux et à maintenir ouvertes les chaînes d'approvisionnement alimentaire interrégionales pendant la pandémie.

"De nombreux pays africains doivent importer des denrées alimentaires pour répondre à la demande intérieure et sont donc confrontés à de dangereuses pénuries alimentaires en raison des perturbations de la chaîne d'approvisionnement liées au COVID-19", relève l'IAD.

Lire aussi: BAD: un séminaire virtuel sur la politiques agricoles face au coronavirus

Les participants à ce séminaire ont , d'autre part, noté que "l'insécurité alimentaire" avait été un problème avant la pandémie, car de nombreux pays africains manquent de réserves alimentaires stratégiques adéquates.

D'autres défis, notamment le changement climatique, la pénurie d'eau et les marchés agricoles peu développés ont également été abordés lors de cette rencontre à distance.

Face à cette situation, les participants à la rencontre de l'IAD ont proposé plusieurs solutions politiques, notamment la promotion de la recherche, l'amélioration des capacités et l'expansion du commerce agricole régional et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) représentant "une voie vers des chaînes d'approvisionnement alimentaire régionales résilientes".

Les experts ont également appelé à la création de fonds nationaux d'accélération de la productivité agricole pour aider les petits agriculteurs et les PME à accélérer la production.

Soulignant que les femmes représentaient une part importante de la main-d'œuvre agricole, les participants ont appelé au déploiement de financements et d'un soutien technique, y compris des transferts en espèces aux femmes et aux petits exploitants agricoles, pour accélérer l'agriculture et la production alimentaire. Ils ont proposé que des contrats à long terme soient signés avec les producteurs locaux, les agriculteurs urbains et les fournisseurs pour aider à sauvegarder l'approvisionnement.

Les technologies de la Banque pour la transformation de l'Afrique (TAAT) et les zones spéciales de transformation agricole (SCPZ) ont été identifiées comme de bons stimulants pour renforcer la résilience des systèmes alimentaires et des chaînes de valeur agricoles africains.

Le webinaire, organisé en partenariat avec l'Association africaine des économistes agricoles (AAAE), a réuni des conférenciers de la Banque mondiale, de l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), des universités d'agriculture et de la recherche sur les politiques agricoles.

L'ADI est le point focal de la BAD pour le développement des capacités. Son objectif est de diriger les efforts visant à renforcer durablement les capacités d'efficacité du développement dans les pays membres régionaux de la Banque.

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