Congo-Kinshasa: La communauté internationale s'inquiète des violences «nacceptables» en Ituri

La situation sécuritaire et humanitaire dans la province de l'Ituri s'est dégradée davantage ces derniers mois. Depuis le début de l'année, plus de 300 personnes ont été tuées et environ 200 000 autres ont été forcées à quitter leur domicile pour fuir les violences. Cette crise commence également à faire réagir sur le plan international : le Canada, la Suisse, l'Union européenne et les États-Unis ont fait part de leurs inquiétudes.

Dans une déclaration conjointe ce vendredi 22 mai, le Canada et la Suisse insistent notamment que « l'impunité de ceux qui commettent des violations graves des droits de la personne, des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité est inacceptable ». Ils rappellent également l'existence d'outils internationaux pour punir les auteurs de ces crimes.

Mercredi 20 mai, Josep Borrell, Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères, avait également appelé à « cesser » ce qu'il a qualifié « d'actes barbares ». Le diplomate européen a aussi rappelé aux autorités congolaises et à la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) leur responsabilité dans la pacification de cette province.

Pour Josep Borrell, la situation dans cette partie du pays, ne peut pas « devenir une crise oubliée ; et les efforts visant à mettre fin à l'insécurité dans cette région doivent être accélérés ».

Mission conjointe en Ituri

De leur côté, les États-Unis signalent que « les rapports faisant état d'appel à des actes de représailles et de la formation de nouvelles milices sont inquiétants »et pourraient « exacerber les tensions ».

À Kinshasa, le vice-Premier ministre, le ministre de l'Intérieur et son collègue de la Défense ont été auditionnés pendant de longues heures à la commission défense de l'Assemblée nationale. Le gouvernement annonce le départ prochain pour l'Ituri d'une mission conjointe.

Plus de: RFI

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