Cameroun: Marché Mokolo - Un nouvel espace dédié aux sauveteurs

Il a été inauguré jeudi dernier par le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna.

Il y avait foule ce 27 juillet au marché Mokolo au lieu dit Mokolo Elobi. Déjà généralement encombré tous les jours de la semaine, l'affluence a atteint un pic avec l'inauguration du tout nouvel espace dit « espace sauvette de l'émergence », par le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna, qu'entourait pour la circonstance le maire de la commune de Yaoundé II, Luc Assamba.

Fidèle à son habitude, Gilbert Tsimi Evouna, dans un parler franc et direct, s'est adressé aux principaux bénéficiaires de l'espace sauvette émergence.

Si ce nouvel espace est une concrétisation d'une promesse, celle de l'amélioration des conditions de travail des sauveteurs, il leur permet également de quitter le statut de commerçant ambulant.

Ceci grâce à un partenariat avec le secteur privé. Un mariage de raison que le délégué du gouvernement souhaite ardemment voir se poursuivre.

D'autant qu'il permet l'amélioration du cadre et des conditions d'exercice des activités des sauveteurs et des petits et moyens commerçants, la résorption du désordre et de l'insécurité urbains, la participation progressive à la mutation de l'activité de la sauvette de l'informel au formel et la libération de la voie publique, un défi permanent du délégué du gouvernement.

Bien avant lui, le président de l'Association de la coordination des sauveteurs du marché Mokolo, Yaouba Abdoulaye, a tenu, au nom de ses collègues, à dire merci à la Communauté urbaine pour cette réalisation.

C'est une marque de confiance placée en eux, qui non seulement améliore leurs conditions de travail, les appelle aussi à plus d'engagement pour contribuer, tous ensemble, dans le dialogue et la concertation, au maintien de l'ordre et de la discipline dans leur espace de travail.

Même son de cloche chez le promoteur Lonkeu Njoubissi Bienvenu, qui en appelle à un impératif de synergie pour changer le visage du marché de Mokolo.

Le nouvel espace a coûté la rondelette somme de 1 500 000 000 de F. Bâti sur une superficie de 6 917 m2, il comprend deux compartiments de 936 comptoirs, 160 kiosques, 44 boutiques, 20 magasins, 157 espaces pour petits métiers, 2 blocs de toilettes, 2 cubitenaires de 5 000 m3 chacun pour pallier à toute coupure d'eau. Reste maintenant, comme l'ont souhaité tous les orateurs du jour, aux sauveteurs d'en faire bon usage.

Ils ont dit

Gilbert Tsimi Evouna: « Il ne faut pas tout attendre de l'Etat »

Délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé.

« Nous sommes dans la continuation des actions entreprises, pour l'embellissement de la ville. Dans le contexte actuel où les moyens financiers sont rares, il faut imaginer les accords de partenariat public-privé. C'est un cas pratique aujourd'hui entre la Communauté urbaine et le privé. Cette œuvre appartiendra totalement à l'Etat dans 25 ans. Il ne faut donc pas tout attendre de l'Etat, le privé mène aussi des actions. Tout ne se fait pas en un jour, la vie même c'est par étape, nous continuons notre chantier ».

Bienvenu Lonkeu Njouboussi: « Le métier de sauveteur est important »

Promoteur.

« Toutes les couches sociales ont été touchées au travers de cette réalisation. Le métier de sauveteur est autant important dans la société que tous les autres métiers, d'où notre entière satisfaction. Seulement, nous ne cesserons de le rappeler, ils doivent en faire bon emploi. C'est beaucoup d'investissement. Il faudrait donc en prendre soin afin d'encourager les autorités de notre pays, publiques comme privées, à faire davantage ».

Yaouba Abdoulaye: « Les sauveteurs sont contents »

Représentant des sauveteurs.

« Le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé est notre père, nous lui avons adressé une doléance et voilà le résultat aujourd'hui. Nous ne dirons pas que les sauveteurs n'ont plus de problèmes.

Nous sommes très contents pour ce joyau architectural, mais il y'a encore à faire. Cependant, j'invite mes confrères qui ne sont pas encore des nôtres à se joindre à nous afin d'exercer notre métier dans un cadre confortable et sécurisant. Seul le dialogue entre les autorités et nous peut donner un tel résultat».

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