Afrique: Coronavirus - Le continent face à la pandémie le dimanche 24 mai

Selon le CDC, le Centre de prévention des maladies de l'Union africaine, le continent recensait ce samedi 108.109 cas de Covid-19, et 3260 décès dus à la maladie.

La fin du ramadan touchée par le coronavirus

Partout sur le continent, les musulmans fêtent ce dimanche l'Aïd el-Fitr pour sonner la fin du mois de jeûne. Mais cette année, la pandémie du nouveau coronavirus a profondément modifié les habitudes des fidèles.

En Egypte, le couvre-feu mis en place depuis le mois de mars a été renforcé dans le pays. Habituellement activé à 21 heures, il débutera ce dimanche soir à 17 heures.

« Tous les magasins, centres commerciaux, restaurants, lieux de divertissements, plages et parcs publics seront fermés », a prévenu le gouvernement égyptien, qui durcit une fois de plus le ton après avoir renouvelé l'état d'urgence, instauré depuis 2017, le 28 avril dernier.

Au Mali également, on célèbre la fin de ce mois de Carême. Alors que certains pays voisins ont fermé les lieux de culte pour éviter la propagation de l'épidémie de coronavirus, que d'autres ont interdit la prière collective comme la Mauritanie, le Mali n'a pas été touché par les mêmes interdictions. Mais ici comme partout en Afrique de l'Ouest, le Ramadan 2020 a été marqué par la pandémie de Covid-19

Au Sénégal, tous n'ont pas souhaité participer à la prière collective

Ce dimanche 24 mai, les Sénégalais célèbrent la Korité, nom donné à la fête de l'Aïd el-Fitr. Une fin de ramadan sous le signe du Covid-19 comme partout ailleurs dans le monde.

Le pays, qui compte un peu plus 3 000 cas de Coronavirus et 35 morts, depuis le début de l'épidémie, a autorisé la réouverture des mosquées, le 12 mai, alors que celles-ci étaient fermées, depuis le mois de mars. Mais tous les fidèles n'ont pas souhaité participer à la prière collective, par crainte du virus.

Ce qui est différent, c'est que l'on nous oblige à porter des masques, à se distancer et à respecter les règles que les médecins ont prescrites à la société pour pouvoir se méfier de la maladie.

Fermeture d'une mine sud-africaine après la découverte de 164 cas

La société minière sud-africaine AngloGold Ashanti a annoncé dimanche avoir fermé temporairement la mine d'or de Mponeng (nord-est du pays) dans laquelle au moins 164 employés ont été testés positifs à la maladie Covid-19. AngloGold Ashanti a déclaré avoir testé 650 employés du site situé à Merafong, dans la province de Gauteng, après la découverte d'un premier cas la semaine dernière.

« Cet examen a permis de détecter 164 cas positifs, il nous reste seulement quelques tests dont on n'a pas encore le résultat », a déclaré le groupe dans un communiqué, ajoutant que « la grande majorité » des cas était asymptomatique.

La production a été « temporairement arrêtée » à la mine de Mponeng pour réaliser un traçage des contacts des personnes infectées et « désinfecter le lieu de travail ».

Le secteur minier est une activité importante pour l'Afrique du Sud dont l'économie est déjà en difficulté. Il contribue pour 8% au PIB du pays et représente 45% des recettes en devises.

Avant l'annonce d'AngloGold Ashanti, seuls 85 cas confirmés de coronavirus, dont un décès, avaient été déclarés dans toute l'industrie minière d'Afrique du Sud.

A Yamoussoukro, deux semaines de grève dans les écoles après la découverte d'un cas positif

Alors que les écoles rouvrent lundi à Abidjan, c'est l'inverse qui se produit à Yamoussoukro, la capitale administrative de Côte d'Ivoire.

« Les cours sont arrêtés depuis vendredi pour une période de 14 jours jusqu'à nouvel ordre », a déclaré le secrétaire général du syndicat national des enseignants du secondaire de Côte d'Ivoire, Ouly Adama.

Cette grève a été lancée lors d'une assemblée générale de sept syndicats d'enseignants au lycée scientifique de Yamoussoukro, après la découverte d'un cas positif au coronavirus chez un élève de terminale. Celui-ci a été transféré à Abidjan pour y être pris en charge.

« Les autorités ont d'abord nié la contamination de l'élève alors que nous l'avons appris de sources hospitalières sûres », a affirmé Ouly Adama, professeur d'histoire-géographie au collège moderne 2 de Yamoussoukro.

« Nous exigeons que la classe et les professeurs avec qui l'élève est rentré en contact soient mis en observation », a-t-il dit. Selon lui, il n'y a aucun kit de protection ni de dispositif sanitaire dans les écoles à Yamoussoukro.

« Même pour les caches-nez (masques), on nous demande de les acheter ». « S'il y a des rencontres avec les autorités et qu'on nous fait des propositions pour notre sécurité, l'école pourra reprendre ». Selon le dernier bilan officiel vendredi, la Côte d'Ivoire a enregistré 2 341 cas de coronavirus, dont 29 décès.

RSF s'inquiète sur la liberté de la presse en Afrique subsaharienne pendant la pandémie

Lois d'exception en Afrique du Sud, suppression d'une émission en Guinée équatoriale, « blackout » de l'information en Tanzanie, arrestations arbitraires de journalistes en Côte d'Ivoire ou au Sénégal... Autant d'indicateurs qui font craindre pour la liberté de la presse depuis deux mois sur le continent.

Ce dimanche matin sur notre antenne, Arnaud Froger, directeur Afrique de Reporters sans frontières, a dit son inquiétude au micro de Florence Morice.

« C'est tout à fait inquiétant et tout à fait dramatique, dans le sens où les journalistes, des alliés pour lutter contre cette crise, il y a une tendance à vouloir en faire des ennemis et à s'en prendre à eux, ce qui est absolument contreproductif et dangereux », a-t-il analysé.

Soutien inédit des Etats pour les entreprises africaines

La pandémie de Covid-19 et le confinement partiel des économies ont fragilisé les tissus économiques des pays africains.

Mais pour la première fois dans l'histoire récente du continent, les États se sont engagés à soutenir leurs entreprises, et notamment les PME, ainsi que le secteur informel. De nombreux plans ont été annoncés, sur le modèle de ce qui se fait ailleurs dans le monde.

Plus de: RFI

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