Congo-Kinshasa: Programme des 100 jours - Reprise du procès de Vital Kamerhe

Le procès de Vital Kamerhe et ses co-accusés va reprendre ce lundi à Kinshasa. Le directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, est accusé de corruption et de détournement de fonds, quelque 50 millions de dollars, alloués à l'achat et l'érection de maisons préfabriqués.

Après une première audience le 11 Mai dernier, les choses sérieuses commencent avec ce lundi le début des audiences sur le fond.

Depuis la dernière audience, Daniel Shamgalume alias « Massaro », le maillon de la chaîne qui manquait à l'accusation pour étayer la relation entre Vital Kamerhe et l'homme d'affaires libanais Jammal Sammih, a été arrêté. Mais il ne rejoindra pas directement son oncle sur le banc des accusés, même s'il pourrait sans doute être appelé comme témoin, selon la Défense de Vital Kamerhe.

A l'instar de celle de Jammal Sammih, elle se plaint de n'avoir eu accès aux 2 368 pièces du dossier que jeudi dernier, mais ne devrait pas demander de nouveau report.

L'Etat congolais s'est en tout cas constitué partie civile et réclame, dès cette audience, l'audition de tous les acteurs qui sont intervenus dans la chaîne de dépenses.

C'est le cas du gouverneur de la Banque centrale, des anciens ministres des finances et du budget aux côtés des membres de la famille Kamerhe, comme le fugitif capturé, « Massaro ».

Il y a aussi des figures de la coordination du programme des 100 Jours. Les avocats de l'Etat préviennent que la liste des témoins pourrait s'allonger, quand la Défense de Vital Kamerhe estime que cette démarche est « précipitée ».

Le directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi s'est déjà vu refuser la liberté provisoire à quatre reprises, même chose pour le vieil homme d'affaires libanais de retour en prison depuis le week-end dernier après plusieurs semaines de soins médicaux dans la capitale.

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.