Congo-Kinshasa: Reprise du procès de Vital Kamerhe jugé pour détournement de fonds présumé

Une vue du bâtiment abritant la salle d'audience à la prison centrale de Makala à Kinshasa.

En République démocratique du Congo (RDC), le 11 mai dernier, le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe siégeant en chambre foraine à la prison centrale de Makala, avait tenu sa première audience dans l'affaire ministère public et partie civile contre Vital Kamerhe et consorts.

Vital Kamerhe, directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, est poursuivi pour détournement de fonds à propos de la construction de maisons préfabriquées dans le cadre du programme dit des « 100 jours ».

Le procès a repris, ce lundi 25 mai au matin. Les questions étaient axées sur les contrats d'acquisition de maisons préfabriquées de plus de 50 millions de dollars américains.

Les premières questions qui ont été posées tournaient autour de la procédure ayant conduit au choix de la société Samibo de l'homme d'affaires libanais, Samih Jamal, dans le cadre du marché des maisons préfabriquées.

Combatif comme à la première audience, Vital Kamerhe a expliqué qu'il n'avait pas participé à ce processus.

Il a renvoyé la responsabilité de ce choix à Justin Bitakwira, à l'époque ministre du Développement rural. Justin Bitakwira, justement, avait déjà été confronté à Vital Kamerhe quelques semaines plus tôt à la prison de Makala.

Le tribunal a également demandé à Vital Kamerhe comment des millions de dollars avaient été versés à la société Samibo alors que l'avenant au contrat des maisons préfabriquées n'avait pas encore été signé.

Pour le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, c'est aux responsables de la chaîne de la dépense dont le ministre du Budget de répondre à cette question.

« Je n'ai jamais payé un dollar à qui que ce soit. Je ne suis qu'un directeur de cabinet », a-t-il dit.

Sur proposition de la partie civile et du ministère public, le tribunal a annoncé qu'il auditionnera plusieurs témoins le 3 juin prochain.

Plus de: RFI

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