Congo-Kinshasa: Présidence - Des morts suspectes

Que se passe-t-il à la Présidence de la République, où les morts s'enchaînent à un rythme inquiétant, aussi bien au sein du pool des Conseillers que du personnel d'appoint ? Le dernier week-end a été particulièrement « noir », avec les disparitions de Charles Kilosho, Directeur de Communication adjoint, Jean-Pierre Wetshi (Conseiller en charge de l'identification nationale), Julio Kapeta et Kabasele (garde du corps).

En l'espace d'une année, la liste des morts parait anormalement longue, avec notamment trois gardes du corps du Chef de l'Etat et son chauffeur tués dans le crash d'un Antonov, au Sankuru, Gilbert Mundela Fidèle ( conseiller), Jacques Ilunga (Chargé des études), Roger Kalala (chargé des études), Me Jean-Joseph Mukendi, Mgr Gérard Mulumba ( Chef de la Maison civile), Jonas Shamone, Léon Lukaku (assassiné ?), César Kalala (Conseiller), Marcellin Bilomba, etc.

Au regard de cette comptabilité macabre, les rumeurs les plus folles courent au niveau de la « ville haute », faisant état tantôt des ravages du coronavirus dans les rangs du personnel de la Présidence de la République, tantôt d'assassinats, ou encore d'empoisonnements ciblés, voire des cas d'envoûtement. Nombre d'observateurs, au regard du flou qui entoure ces décès le plus souvent subits, souhaiteraient que le Chef de l'Etat ou son Directeur de cabinet puisse ordonner des investigations sérieuses pour obtenir de la lumière sur une hécatombe humaine qui semble loin de s'arrêter.

A en croire des bruits incontrôlés qui circulent dans tous les sens, la série noire pourrait toucher d'autres hauts cadres du Cabinet du Chef de l'Etat comme des services d'appoint. Une enquête urgente serait donc nécessaire pour rassurer tout le monde, car le vent de panique est fort perceptible tant au niveau de la Cité de l'Union Africaine que du Palais de la Nation, où sont basés les différents pools de travail de la Présidence de la République.

Une enquête urgente est fort souhaitée pour permettre à ceux qui se considérent désormais comme des morts en sursis, de savoir de quoi sont morts ceux qui les ont précédés dans l'au-delà, dans un milieu aussi hautement sécurisé et couvert, 24 heures sur 24, par un service médical spécialisé. Il n'est pas normal que des citoyens soient frappés par la mort, comme des mouches, dans un environnement où toutes les conditions sont réunies pour qu'ils jouissent d'une santé de fer, même si, en tant qu'humain, tout le monde est mortel.

Coronavirus, assassinats, empoisonnements, envoûtement ? L'opinion veut savoir.

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