Afrique: Libre circulation en Afrique - Top 5 des pays africains sans visas

Circuler entre les Etats du continent africain, résider et s'établir librement dans l'un ou l'autre pays font partie des ambitions du protocole au Traité instituant la Communauté économique africaine adopté en 2018. A ce jour, cette liberté de circuler connaît des progrés dans certains pays et régions, et moins que dans d'autres.

Le dernier rapport de la Commission africaine, la Banque africaine de développement et la Commission économique pour l'Afrique, place, dans l'indice de l'intégration africaine, les Comores, Djibouti et la Somalie à la première place en ce qui concerne la libre circulation des personnes. Ces trois pays, qui ont adhéré au Protocole de Kigali, sur la libre circulation des personnes permettent aux ressortissants de l'ensemble des pays africains d'obtenir un visa à l'arrivée dans ces pays. Deux autres pays, signataires du protocole, la Mauritanie et le Mozambique suivent avec des scores.

En queue du peloton, on retrouve la Libye, l'Érythrée, l'Éthiopie, le Burundi et l'Algérie, non-signataires du Protocole de Kigalai, ces cinq pays sont les moins intégrés en termes de liberté de circulation. Ils exigent de la plupart des ressortissants africains l'obtention d'un visa d'entrée pour accéder dans leur territoire. Les scores restent disparates en ce qui concerne les scores des pays, réflétant les obstacles auxquels sont confrontés les ressortissants africains dans leur visite des pays amis.

Ces difficultés font que la conduite des affaires et les visites touristiques ralentissent l'intégration de façon générale. L'adhésion au protocole de Kigali est une fénêtre ouverte vers la libre circulation des personnes, car elle réduit les coûts de transaction, intensifie les échanges commerciaux et renforce l'efficacité de la production. Il est important de rappeler les opportunités de la libre circulation des personnes entre Etats africains et sur les obstacles qu'elle rencontre actuellement, notamment l'émergence de la libre circulation des personnes en Afrique, les défis de mise en oeuvre et l'impact des politiques de libre circulation développées au niveau des Communautés économiques régionales (CER) sur le projet continental africain de libre circulation des personnes.

Si la libre circulation des personnes connaît un développement louable au sein de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest et de la Communauté de l'Afrique de l'Est, cependant, la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale et de l'Union du Maghreb arabe peinent à mettre en oeuvre la libre circulation des personnes. Parmi les raisons pouvant expliquer cette situation, il y a des raisons sécuritaires et les divergences des politiques de contrôle de mouvements des populations au sein des Etats d'une même communauté. Les craintes et défis observés au niveau des CER s'accentuera davantage lorsque la libre circulation des personnes concernera tous les Etats africains.

La protection de la sécurité nationale prend donc le pas pour certains Etats sur la libre circulation des personnes. L'instabilité, les conflits en cours et la menace terroriste sont autant de défis à surmonter dans la mise en place d'une libre circulation sur le continent africain. Les Etats se réservent également le droit d'expulser des ressortissants. Dans ce contexte, le rêve d'une libre circulation des personnes au niveau africain ne peut être atteint si les Etats africains prennent des mesures réciproques et croisées de protection de leur sécurité nationale. A côté de la protection de la sécurité nationale, le retard de développement socio-économique de certains Etats africains est un autre défi.

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