Sénégal: COVID-19 - Ciblage des malades et des personnes a risque

Alors que la courbe des personnes contaminées et décédées à la Covid-19 au Sénégal ne cesse de grimper : 3134 personnes dont 1515 guéries, 35 décédés, 1 évacué et 1579 patients sous traitement, le chargé de prospective à Enda Tiers-monde, Cheikh Guèye par ailleurs Secrétaire général du Cadre unitaire de l'islam au Sénégal prône un changement de stratégie dans la gestion de cette pandémie.

En effet, selon lui, «notre système sanitaire s'est développé et a permis de juguler la létalité et la gravité de la maladie chez les cas infectés».

Invité du jour de l'émission Objection de la radio Sudfm (privée) dimanche 24 mai dernier, Cheikh Guèye a justifié son idée par la configuration actuelle de la maladie dans notre pays.

Ainsi, s'appuyant sur le nombre relativement bas de personnes admises dans les services de réanimation (15) et celles décédées (35) dans notre pays depuis l'apparition de cette pandémie, il assure que «notre système sanitaire s'est développé et a permis de juguler la létalité et la gravité de la maladie chez les cas infectés».

«Il faut désormais cibler de plus en plus les cas, non pas comme on les dénombre tous les jours mais plutôt les malades puisqu'il y a beaucoup de cas asymptomatiques et des gens qui développent de légers symptômes.

Il faut donc mettre l'accent et tous les efforts dans la gestion des maladies et des personnes à risque, notamment les plus âgées et les gens qui ont des comorbidités», a-t-il préconisé.

«Si on arrive à accentuer la communication sur ces cibles en utilisant des ressorts religieux, on peut arriver, même si les cas ne diminuent pas, à stabiliser la gravité de la maladie et cela va nous permettre de vivre avec le virus», insiste encore Cheikh Guèye.

Auparavant jetant un regard sur la courbe de la progression de cette pandémie au Sénégal et les avis divergents des acteurs sur la question, il a exprimé lui aussi ses réserves sur la fiabilité des données officielles concernant la propagation de la maladie dans notre pays.

En effet, selon lui, il y a un flou mêlé à une incertitude dans la collecte des données de santé mais aussi de science sociale disponibles et la capacité à les croiser. «On avait envisagé le pic à moment donné au mois de mai, ce qui n'est pas le cas.

Certains considèrent que le pic sera en juin pendant que d'autres parlent de juillet et les plus sceptiques tablent sur septembre», a-t-il encore laissé entendre.

Plus de: Sud Quotidien

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