Madagascar: Education - Le maintien des examens officiels divise l'opinion

La déclaration du ministre de l'Education la semaine dernière lors de la remise des contrats de travail aux enseignants non fonctionnaires était ferme : « il n'y aura pas d'année blanche et les examens auront lieu ».

Décision qui fait beaucoup discuter les enseignants et les parents d'élèves actuellement. Ceux qui n'y adhèrent pas avancent que la sécurité des enfants est minimisée et qu'il s'agit là d'une décision politique qui ne prend pas en compte le risque auquel sont exposés les enfants. Idée qui n'est pas partagée par d'autres qui estiment que les examens doivent avoir lieu en adoptant les mesures nécessaires afin de garantir la santé des candidats et qu'une année blanche signifierait des pertes considérables pour tous.

Deux points de vue compréhensibles. Les craintes de ceux qui s'opposent à la reprise des cours et au maintien des examens semblent fondées. En effet, comment croire à la sécurité optimale des enfants lorsque les infrastructures ne sont pas adaptées pour accueillir plus d'une trentaine d'élèves par classe ou être certains qu'aucun enfant n'est porteur du virus, surtout quand ce dernier a une période d'incubation d'une dizaine de jours avant de manifester de réels symptômes. De plus, ces derniers jours, le nombre de contaminations ne cesse de croître, franchissant même le cap des 500 cas avérés. D'un autre côté, les ménages les plus vulnérables voient mal où trouver les moyens pour que leurs enfants refassent une année avec tout ce que cela implique. Déjà qu'au début de cette année scolaire, beaucoup se sont plaints du manque de moyens pour régler les frais de scolarité de leurs enfants, même si la gratuité de l'enseignement des écoles primaires publiques a été annoncée.

Admis en classe supérieure. Dans certaines écoles privées de la capitale, le problème est déjà en grande partie résolu en faisant passer en classe supérieure les élèves sauf cas vraiment exceptionnel. En d'autres termes, les examens pour les classes intermédiaires ne sont qu'une formalité permettant de sélectionner les élèves ayant besoin d'un cours d'appui. Une initiative qui ravit une grande partie des parents. Quant aux enfants scolarisés dans les établissements publics, leur sort n'est pas encore fixé jusqu'à la prochaine déclaration du ministère de l'Education.

Après le débat sur le confinement et le déconfinement, celui de la tenue des examens semble dorénavant ouvert. Mais comme pour le premier, les autorités se sont déjà prononcées en affirmant qu'il n'y aura pas d'année blanche.

Plus de: Midi Madagasikara

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