Ile Maurice: Transports - Le public s'adapte aux nouvelles mesures

Il ne suffira plus de monter à bord du bus, s'installer et payer lorsque le receveur arrive. Avec les nouveaux règlements sanitaires en vigueur, les les Mauriciens devront s'armer de patience. La police veille et les récalcitrants risquent gros.

Voyager par le transport public ne sera plus comme avant. Le public voyageur doit faire siens les gestes barrières de même que l'adoption de mesures visant à assurer un transport en toute sécurité dans les autobus, trams et taxis, entre autres. Plus question désormais de bus bondés, de foule de passagers dans un espace confiné ou accrochés comme des porte-manteaux aux barres de soutien. Masques et gels hydroalcooliques sont maintenant de rigueur et, du moins que l'on puisse dire, ils sont là pour durer. D'ailleurs, la police veille au grain et les récalcitrants sont prévenus, surtout avec les nouvelles lois en vigueur.

Depuis la reprise partielle, le 15 mai, et en attendant l'éventuel déconfinement prévu le 2 juin, le transport en commun continue à se peaufiner dans ses nouvelles configurations. Entre la surveillance accrue de la force policière et les demandes, voire exigences, du ministère de tutelle, les opérateurs se plient en quatre afin que tout soit dans les règles. Depuis le 19 mai, le ministère du Transport intérieur et du métro léger a demandé aux compagnies d'autobus de mettre le maximum de véhicules sur les routes. «On nous a rapporté que dans certains endroits, l'attente avant d'avoir un autobus a été plus longue que prévue. Du coup, le ministre a demandé que les compagnies opèrent à 100 %», soutient un cadre au ministère.

Un constat de la situation effectué auprès de différentes compagnies d'autobus démontre que les passagers ont commencé à se faire à l'idée des nouvelles consignes sanitaires. «La distanciation physique semble être entrée dans les mœurs», avance Iqbal Sheik Abbas, président de l'United Bus Service Employees Union. Selon lui, l'aide de la force policière contribue à cette réussite. «Les officiers sont présents sur les routes. Ils font des vérifications dans les autobus, pour voir si les passagers portent des masques et s'ils ont en leur possession le Work Access Permit.» Aussi, ils sensibilisent les personnes âgées. «Ils leur font comprendre qu'elles n'ont pas le droit de voyager avant 10 heures et après 14 heures, car ce sont les heures de pointe réservées à ceux qui voyagent pour le travail.»

Décontamination des autobus

Au niveau de Rose Hill Transport, l'accent est surtout mis sur la décontamination des autobus. Ce processus s'effectue matin et soir, au dépôt. Il est aussi important que chaque employé effectue une prise de température corporelle avant de prendre le service. Les masques et du gel hydroalcoolique sont distribués aux conducteurs et receveurs et après chaque trajet, les barres de soutien et les sièges sont désinfectés.

Du côté de la Compagnie nationale de transport, 65 % de la flotte circule déjà, avec, à ce jour, 276 autobus en opération. «On va augmenter graduellement», confie le responsable de communication, Sunil Gopal. 427 autobus sont ordinairement sur les routes, en jour normal. Selon lui, le comportement des Mauriciens a changé. «Les gens se trouvant aux arrêts de bus s'enquièrent s'il y a des places vacantes avant d'entrer dans le véhicule ou encore, ils demandent s'il faut utiliser le 'hand sanitizer' en entrant. Beaucoup comprennent que la situation est inédite mais qu'il faut s'y faire.»

Les propos de l'adjoint au commissaire de police Krishna Jhugroo abondent dans le même sens. «En général, la majorité respecte les mesures, telles que le port du masque ou le fait d'avoir son WAP sur soi. Le respect de la distanciation sociale est aussi observé.»

Plus de: L'Express

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