Sénégal: L'amant attrait à la barre pour avoir giflé le fils de sa fiancée

Le parfait amour que filait le couple a été mis à rude épreuve lorsque le fiancé a levé la main sur le fils de sa fiancée. Une goutte de trop.

«La patience que j'ai eue avec lui, aucune sénégalaise ne l'aurait accepté». Ces propos tenus par L. O, à la barre des flagrants délits du Tribunal d'instance de Dakar renseignent sur le calvaire vécu par la dame auprès de son fiancé, Adama Sarr. « Je suis restée à ses côtés pour l'aider. Je paie toutes les charges de la maison.

Tout ce que je voulais, c'était le respect, la reconnaissance, mais c'étaient des insultes tout le temps », a-t-elle déclaré avec amertume.

Son amour pour le jeune carreleur avec qui elle envisageait de se marier, l'avait poussé à supporter insultes et humiliations jusqu'à ce que... son financé lève la main sur son fils de 13 ans.

Tout est parti d'une énième violente dispute à l'issue de laquelle, elle a décidé d'expulser Adama Sarr avec qui elle a aussi une fille. Sous le prétexte de récupérer ses affaires, le gus était revenu en faisant du boucan.

Craignant pour sa sécurité, la dame s'est barricadée dans la maison et a demandé au prévenu de revenir le lendemain, le temps qu'il soit plus calme. Adama Sarr n'a pas voulu l'entendre de cette oreille et s'est mis à proférer des insanités à son égard.

Le fils de la dame qui ne supportait plus de voir sa mère humiliée publiquement, a pris la défense de celle-ci en répliquant.

Un geste qu'il a payé cher puisqu'il a reçu une bonne fessée. Et c'est la goutte d'eau de trop pour la dame. Elle a porté plainte pour violences et voies de faits au préjudice de son enfant mineur.

Face aux juges, c'est un Adama Sarr différent de celui dépeint par la dame. Se montrant aimant et attendrissant envers la victime et sa mère, il a tenté de subodorer qu'il s'agit de scène de ménage puisqu'elle est sa femme. « C'est ma femme », clamait-il tout au long de l'interrogatoire d'audience.

« Vous ne pouvez pas dire que c'est votre femme à cause du mariage religieux qui ne compte pas à ses yeux ! Vous êtes de cultures différentes », a rectifié le président.

S'agissant des faits, le prévenu a fait son mea culpa en tentant de plaider l'excuse de provocation. « Plus d'une fois, elle m'a dit de gros mots devant les enfants et je lui disais que je n'aimais pas cela. J'ai perdu mon sang froid.

C'est un truc que je regrette, car je n'ai jamais cru que la femme que j'aime, allait me conduire en justice », s'est défendu Adama Sarr. Mais la victime a pris son contrepied, confiant que le prévenu a violenté sa mère plus d'une fois.

« Dans l'ancienne maison, il l'insultait. Une fois, il a frappée », a déclaré le jeune garçon. Et sur interpellation de son conseil qui lui a demandé si le prévenu prenait de la drogue : « il fume quelque chose qu'on fabrique. Ce n'est pas de la cigarette ».

Et le sieur de rétorquer qu'il a arrêté de fumer de chanvre indien. Mais selon le conseil de la partie civile, le prévenu se drogue toujours et c'est pourquoi il est violent quand il prend sa dose. Jugeant les faits « têtus et constants », Me Ndoffane Diouf a réclamé 250.000 FCfa au titre de dommages et intérêts.

Le procureur de la République ayant requis l'application de la loi, le prévenu a présenté ses excuses tout en soutenant que la partie civile lui a offert deux machines et un scooter. Finalement, il a écopé d'un an assorti du sursis et le paiement de 200.000 FCfa.

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