Congo-Kinshasa: SCTP - Laya Sinsu choisit le partenariat public-privé pour la renaissance du géant

Surnommé jadis l'épine dorsale de la RDC par sa capacité à quadriller l'ensemble de la République Démocratique du Congo grâce à son réseau de transport multimodal rail-fluvial, l'ex ONATRA, aujourd'hui SCTP était classé parmi les fleurons de l'économie congolaise au même titre que la Gécamines, la Miba, Simétain, Kilomoto etc.

Une prospérité brutalement stoppée à cause de la Zaïrianisation qui a vu la gestion du géant, être confiée à ceux qui ont plus travaillé pour se remplir les poches ainsi que celles des membres de leurs familles biologiques et politiques, que pour l'intérêt de l'entreprise, des travailleurs et du pays. Actuellement, en procédant à la restructuration des états financiers de la Société Commerciale des Transports et des Ports (SCTP), le DG a.i, Sinsu Laya opte pour la renaissance par l'instauration d'un partenariat public-privé pour sortir le géant du coma profond, prolongé et inquiétant dans lequel il est plongé depuis belle lurette.

A son arrivée à la tête de la SCTP, SINSU LAYA hérita d'une entreprise exsangue, endettée, paralysée, trainant derrière elle des dizaines des mois d'arriérés des salaires dus aux travailleurs et, en permanence, secouée par des grèves interminables.

Mû par le souci de redresser l'entreprise au sein de laquelle, il a fait toute sa carrière, gravissant tous les échelons jusqu'au sommet, LAYA SINSU a décidé de travailler pour la faire renaitre de ses cendres.

Il a levé l'option de prendre le taureau par les cornes en commença par le rétablissement de la paix sociale, facteur indispensable pour remettre tout le monde au travail. Un dossier sur lequel, le DG est en train de réussir merveilleusement grâce au versement régulier des arriérés et des salaires mensuels.

Actuellement, la Direction Générale de la SCTP se prépare à la mise en place du gros de l'œuvre sur lequel sera posée toute l'architecture de la renaissance : le «partenariat public-privé». Pour cela, la SCTP veut commencer par faire l'état de lieu de ses finances, c'est-à-dire, connaitre ce qu'elle doit à ses créanciers et ce qu'elle peut attendre de ses débiteurs.

Ensuite, elle va procéder à l'évaluation de son important patrimoine constitué des bâtiments, unités navigantes, locomotives, ports maritimes, fluviaux et autres pour disposer du répondant face aux éventuels partenaires. Car la SCTP a un besoin impérieux d'un nouveau souffle.

Une initiative novatrice qui suscite de l'espoir pour l'entreprise et de tous les travailleurs qui en ont marre de galérer pendant que la société dispose de tous les atouts et compétences pour renflouer ses comptes et par ricochet, ceux de l'Etat propriétaire.

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