Cameroun: Incivisme - Le mobilier routier en péril

Plaques signalétiques, garde-fous et lampadaires de Douala régulièrement vandalisés par des automobilistes et les populations.

Plaques signalétiques

En parcourant les rues et avenues de la capitale économique, un constat se dégage : la signalisation verticale s'efface. De rares rues arborent encore des plaques signalétiques. Sur les routes nouvellement construites, la signalisation verticale est certes encore visible mais, est elle aussi menacée par des actes de vandalisme et l'incivisme de certains automobilistes. C'est le cas sur l'axe Boko-Aéroport sur la pénétrante Est. Ici, les traces d'incivisme sont visibles au carrefour « Billes » et au lieu-dit Elf. Les plaques indiquant le passage clouté et la zone réservée aux taxis sont cassées - pour ne citer qu'elles. Et selon certaines sources, les accidents de la circulation ne sont pas seuls responsables de la destruction de la signalisation verticale. A l'index également, les voleurs, friands de ces plaques en aluminium. Arrachées, elles seraient revendues pour la fabrication d'autres articles, en l'instar des marmites.

Garde-fous et espaces verts

Triste est le sort réservé aux espaces verts aménagés au niveau des ronds-points de la pénétrante Est. Au marché de Ndogpassi (Douala III), ces sites encadrés par des garde-fous ont été transformés en comptoirs. Et sont devenus insalubres du fait de l'incivisme des populations. Quant aux garde-fous proprement dits, ils n'en mènent pas large non plus. Poteaux arrachés, barrières amochées et couchées sur le sol... La trace des chauffards est visible. Le même spectacle est visible au marché de la gare à Bonabéri (Douala IV), où les commerçants ont transformé les garde-fous en espace commercial, abîmant l'ouvrage et s'exposant en même temps aux risques d'accidents.

Les lampadaires

A Douala, l'éclairage public est rare. Pourtant, l'on peut voir des lampadaires aux abords des routes. Mais la nuit tombée, ils deviennent de simples ombres. Outre leur vétusté, il y a qu'ils sont surtout victimes des usagers de la route. Il n'est pas rare de voir un poteau électrique ou un lampadaire au sol des suites d'un accident. Le pillage de certaines parties des lampadaires par des bandits explique également cette situation. Les ampoules des lampadaires et leurs dispositifs électriques sont arrachés pour être revendus. Les lampadaires à énergie solaire subissent le même sort. Plaques et batteries sont dérobées. L'un des rares endroits bénéficiant encore des bienfaits de l'éclairage public est le 2e pont sur le Wouri, où l'on peut avoir une vue féérique la nuit. Le tronçon routier carrefour Saint-Michel-Echangeur de l'aéroport est lui aussi éclairé depuis quelques jours grâce au remplacement des lampadaires.

Abris pour passagers aux arrêts bus et taxi

En général, les arrêts bus et taxi sont équipés d'abris pour les passagers. Douala dispose de ces équipements, notamment sur les pénétrantes Est et Ouest. Ils ont été construits en béton armé. Aujourd'hui, ce ne sont pas les passagers qui s'y abritent, mais des commerçants, disposant de comptoirs précaires. Résultat de la-non utilisation de ces espaces par les taximen et les passagers. Sauf que la transformation des abris des passagers en « marchés » contribue à leur dégradation. Au niveau du rond-point Elf (Douala III), l'intérieur du passage supérieur est devenu un petit marché d'habits, de chaussures, fruits et gadgets pour voitures et motos. Un envahissement d'espaces qui se fait au nez et la barbe des autorités...

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