Cameroun: Sécurité routière - Des usagers sans attaches

L'association Sécuroute a initié une étude pour comprendre les raisons du non port de la ceinture dans les véhicules.

Selon un rapport de l'Organisation mondiale de la Santé (Oms) sur la sécurité routière en 2018, ne pas attacher sa ceinture de sécurité fait partie des principaux facteurs de risques d'accidents de la route dans le monde. Un rapport qui a motivé le lancement d'une enquête sur le comportement des conducteurs et des passagers en matière de port de la ceinture de sécurité, du 5 au 10 mai 2020 dans quatre villes camerounaises : Douala, Yaoundé, Bafoussam et Ngaoundéré. Une étude initiée par l'association Sécuroute et ses partenaires du secteur de la sécurité routière. Il s'agit d'identifier pourquoi les usagers ne portent pas leur ceinture de sécurité, d'évaluer la situation et d'entreprendre des actions pour amener les citoyens à corriger ce comportement.

Dans la ville de Douala, les enquêteurs se sont déployés sur 26 points de collecte dans les cinq arrondissements continentaux du département du Wouri. On les a ainsi retrouvés dans des lieux comme le rond-point Deido, le parcours Vita, Ange Raphaël, Nyalla, PK14, Bonabéri, carrefour « Marché des fleurs », Axe lourd Bepanda. Il s'agit, au terme de l'étude, entre autres de rendre disponibles les éléments pour mieux cibler les actions de sensibilisation et de de contrôle ; d'améliorer le taux de port de la ceinture de sécurité sur les routes au Cameroun ; d'identifier les défis et les meilleures pratiques pour consolider les progrès réalisés dans la mise en œuvre des mesures de sécurité routière dans le pays ; de formuler des propositions pour atteindre l'objectif visant à respecter la législation en matière de sécurité et de port de ceinture de sécurité.

Le président exécutif de l'association, Martial Missimikim, renseigne sur le niveau actuel du projet : « Nous sommes à la phase d'analyse. Quand nous aurons les résultats, nous allons formuler des propositions au Gouvernement pour résoudre le problème. Nous comptons même mettre l'étude à la disposition des chercheurs. » Pour le responsable, l'action entreprise par Sécuroute est un pas de plus vers la sécurisation des transports après par exemple l'action de la gendarmerie nationale : « Elle s'est attaquée à l'excès de vitesse, qui est l'une des causes premières d'accident, et le problème a été réduit. »

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