Cameroun: Lutte contre le COVID-19 - Mgr Kleda chez le Premier ministre

Sur instructions du président de la République, Joseph Dion Ngute s'est entretenu hier avec l'archevêque métropolitain de Douala sur l'accompagnement possible du gouvernement dans le cadre du traitement qu'il a mis en place pour soigner la pandémie.

« Le Premier ministre m'a invité à venir le rencontrer pour lui présenter ce que je fais au niveau du traitement que j'ai mis sur pied contre le coronavirus pour voir comment je travaille jusqu'à présent et comment on pourrait mieux organiser les choses afin que le produit soit atteigne le plus grand nombre », a indiqué d'emblée l'archevêque métropolitain de Douala à l'issue de l'audience que lui a accordée hier, en fin de matinée à l'Immeuble étoile, le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute. Mgr Samuel Kleda qui, depuis plusieurs mois a mis sur pied un médicament à base des plantes de notre terroir pour le traitement de la pandémie du coronavirus s'est du reste dit heureux de cette rencontre. « Je salue cette attention, parce que c'est au nom du chef de l'Etat qui est très attentif à ce problème, qu'il m'a reçu », a-t-il poursuivi face à la presse. L'archevêque de Douala s'est dit ouvert à tout essai clinique pour s'assurer de la qualité du produit « Ce que nous cherchons maintenant, c'est pouvoir aller plus loin dans ce travail, c'est-à-dire que le traitement soit étudié pour déterminer sa toxicité et ainsi le vulgariser ». Et de poursuivre : « Le Premier ministre, au nom du chef de l'Etat, a dit qu'ils sont prêts à m'accompagner ».

Sur le nombre de patients déjà traités depuis la mise sur pied de son remède, Mgr Samuel Kleda parle d'environ 1 500 personnes. « Il s'agit des personnes qui présentaient les symptômes du coronavirus. Et après le traitement, les symptômes ont disparu. Je dirai donc en médecine traditionnelle que ces personnes sont guéries », a-t-il indiqué. Sur l'administration dudit traitement, l'archevêque de Douala a indiqué qu'il s'agit de plantes traditionnelles ayant un effet curatif. En clair, les patients doivent d'abord subir un test, et si celui-ci se révèle positif, l'on applique le traitement. Sur la disponibilité de son traitement, le prélat a précisé : « Nous sommes à mesure de ravitailler tout le Cameroun si l'on met les moyens en place. Quand j'ai commencé à traiter les gens, c'était vers le mois de mars, nous n'avions que quelques cas. Aujourd'hui, la situation devient un peu dramatique. S'il faut prendre toutes ces personnes, il faut mettre les moyens conséquents en place ». On se rappelle que dans son message à la Nation le 19 mai dernier à la veille de la célébration de la 48e Fête nationale, dont les manifestations publiques avaient été annulées en raison de la pandémie, le président de la République déclarait alors : « J'encourage également tous les efforts visant à mettre au point un traitement endogène du Covid-19 ».

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