Congo-Brazzaville: Politique nationale - Le coronavirus impose une trêve politique au pays

Depuis que le coronavirus (Covid-19) s'est déclaré au Congo, il y a environ deux mois, les états-majors politiques semblent s'octroyer une espèce de vacances politiques temporaires. Une trêve forcée par la crise sanitaire.

Depuis le mois de mars, l'on observe, sous l'effet de la Covid-19, un silence absolu au sein des états-majors politiques. Tant à la majorité présidentielle, à l'opposition, qu'au sein des partis du centre, les agenda politiques semblent prendre momentanément un coup.

Parlant du Parti congolais du travail (PCT), le parti avait pourtant déjà amorcé son programme d'activités 2020, adopté à l'issue du 5e congrès ordinaire, mais tout semble s'arrêter à cause du coronavirus. Ce programme portait, entre autres, sur les stratégies à adopter pour mieux préparer une victoire écrasante de son candidat à l'élection présidentielle de 2021. Il visait aussi à soutenir le gouvernement dans la recherche des solutions idoines aux problèmes socio-économiques qui se posent au pays.

Mais, du fait de la Covid-19, la campagne amorcée par le secrétariat permanent du parti a été stoppée. Depuis lors, un silence précaire s'observe au sein du parti au pouvoir et, par ricochet, sur toute la majorité présidentielle.

Du côté du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), tout semble aussi s'arrêter spontanément, alors que le parti avait déjà initié ses universités politiques. Des retrouvailles politiques au cours desquelles, la direction du parti, dont le président est Euloge Landry Kolélas, discute face à face avec sa base sur des questions liées à la survie du parti.

Dans les rangs de l'opposition, le constat reste le même. Depuis que le confinement a commencé, l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), qui est la principale formation politique de cette coalition, ne se fait plus entendre. Elle s'est, sans doute, réservée à cause de l'ampleur de la pandémie de la Covid-19.

Même chose pour l'Union des démocrates humanistes-Yuki (UDH-Yuki). Le 18 janvier dernier, lors de la rentrée politique 2020 de son parti, le président de cette formation politique, Guy Brice Parfait Kolélas, annonçait sa candidature à l'élection présidentielle de 2021. Ainsi, pour mieux préparer cette échéance majeure, le parti projetait de grandes réunions publiques, mais depuis que la crise sévit dans le pays, l'UDH-Yuki a baissé la garde.

Le même mutisme se constate aussi à la Fédération de l'opposition congolaise, incarnée par Claudine Munari, Charles Zacharie Bowao etc. Le collectif des partis de l'opposition congolaise, réunit autour de Mathias Dzon, Christophe Moukouéké et autres caciques, sont restés aussi muets en cette période de crise sanitaire.

Plusieurs d'autres formations politiques à travers le pays ont pris aussi cette espèce de vacances politiques, certainement à cause de cet ennemi invisible.

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