Sénégal: Suivi des autres pathologies chroniques en période de Covid19 - Des malades dans la tourmente

Des pathologies chroniques sont reléguées au second plan dans le traitement en faveur du coronavirus. Selon plusieurs malades et praticiens, des consultations à distance sont privilégiées pour certaines maladies comme le diabète, l'hypertension si la personne souffrante de ces maladies n'affiche pas d'autres symptômes. Quant à la dialyse, les séances se déroulent régulièrement.

Les personnes souffrant d'insuffisance rénale poursuivent les séances de dialyse malgré la pandémie du coronavirus. Dans plusieurs centres des structures sanitaires publiques, aucun arrêt n'a été noté.

Les malades s'adonnent à leur séance deux voire trois fois dans la semaine. Cependant, un manque d'intrants peut être observé de temps à autre repoussant ainsi la séance du patient qui est déjà sur place. Il s'y ajoute le manque de transport pour rallier les structures.

Pour le président de l'association des hémodialysés du Sénégal, El Hadji Hamidou Diallo : «nous suivons nos séances.

Il n'y a pas eu de rupture dans la prise en charge». Si les séances se poursuivent, des malades qui quittent la banlieue dakaroise sont confrontés à d'énormes difficultés de trouver un moyen de transport pouvant leur conduire à leur séance à cause des mesures prises par le chef de l'Etat pour amoindrir les risques de propagation de la maladie.

«Les moyens de transports sont très limités, des patients qui quittent Mbao, Keur Massar et même Guédiawaye doivent débourser 10 mille voire plus pour être à l'hôpital le Dantec.

Un coup énorme que la majorité a du mal à supporter faute de soutien financier. Conséquences : c'est la porte à certaines complications et même au coronavirus dont certains de nos membres en ont souffert», a déclaré M. Diallo. Du côté des autres pathologies comme le diabète, l'hypertension, des services de prise en charge ont privilégié les consultations à distance.

Selon le docteur Seydina Limamoul Diagne, les malades viennent pour des rendez-vous. «Nous avons la liste de nos patients.

A chaque rendez-vous, le malade est appelé la veille pour une consultation à distance qui se fait par question-réponse. Si le médecin traitant juge que l'état du malade est stable, il lui demande d'envoyer un membre de sa famille pour renouveler son ordonnance», a-t-il fait comprendre.

Et de poursuivre : «nous avons une cible fragile à savoir les personnes âgées. De ce fait, nous ne pouvons pas les exposer au risque d'attraper le coronavirus. Cependant, les consultations en urgence se déroulent normalement avec un personnel toujours en place».

Au niveau du centre Marc Sangalé, structure de référence de la prise en charge du diabète logé à l'hôpital Abass Ndao, des malades confient que «ce n'est plus la même ambiance au centre, les malades viennent de moins en moins pour des consultations».

«La plupart des personnes souffrant de diabète ont été formées au contrôle de leur malade et à la prise de l'insuline par voie intraveineuse.

Ces derniers peuvent faire le contrôle de leur maladie et se rendre juste à l'hôpital en cas d'urgence», a renseigné Hamadou Dia, diabétique.

Et de poursuivre : «nous avons une plateforme ou médecins et malades travaillent pour la délivrance des bons messages pour permettre aux diabétiques de bien vivre avec la maladie».

Plus de: Sud Quotidien

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