Sénégal: Ziguinchor - Le SAES s'inquiète de la situation critique à l'UASZ

Comment sauver l'année à l'Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) ? La question taraude tous les esprits au Temple du savoir. Face à la situation exceptionnelle dans cette université, il faut des mesures particulières et spéciales pour cette université, déclarent les enseignants du SAES section Ziguinchor.

Après la déclaration du ministre de l'Enseignement Supérieur, Cheikh Omar Hanne sur la situation des universités du pays dans ce contexte de Covid-19, l'inquiétude va crescendo chez les enseignants de cette Université Assane Seck de Ziguinchor.

Pis, ils estiment que la situation que vit l'Université Assane Seck est bien antérieure à cette crise sanitaire liée à la Covid-19.

Pour Ndiémé Sow, Coordonnatrice du SAES/UASZ, «la situation est très critique à l'Université Assane Seck de Ziguinchor qui est en train de vivre sa traversée des eaux troubles.

Le fait que le ministre de l'Enseignement Supérieur ait pris la parole pour s'adresser à la communauté universitaire a été accueilli avec beaucoup d'intérêt...

Pour le cas spécifique de Ziguinchor, nous apprécions bien qu'il ait enfin parlé le même langage que nous parce qu'au niveau du SAES de Ziguinchor, nous avons toujours soutenu que la situation à Assane Seck est très différente de celle des autres universités du pays.

On a entendu un ministre qui a finalement compris que l'Université Assane Seck devrait bénéficier de mesures spéciales... », lance-t-elle. Toutefois, la responsable syndicale ne cache pas son inquiétude sur comment boucler les deux à quatre semaine d'un semestre. «Je suis assez pessimiste.

La pluviométrie à Ziguinchor va impacter sur les enseignements ; la reprise le plus tôt possible ce sera au mois d'octobre. Le souhait du ministre de prolonger l'année jusqu'au mois de décembre peut être très compliqué à Ziguinchor.

Car, je me demande comment en trois mois on peut faire deux semestres quand on sait que le semestre fait 12 semaines de cours ?

Donc, ce sera très compliqué, sachant qu'entre octobre et décembre il y'a des fêtes et vacances durant cette période», s'inquiète Mme Sow. Elle n'a pas manqué de dresser, tout de même, des pistes de solutions.

«Cela ne veut pas dire qu'on est très fermé. Nous pouvons envisager des solutions du genre prolonger l'année par exemple jusqu'au mois de février et démarrer l'année 2020-2021 au mois de mars.

Mais cela suppose de larges concertations avec tous les acteurs universitaires, associer les étudiants, les enseignants», martèle la coordonnatrice du SAES/UASZ qui prend acte du changement du «Top Management» de l'Université Assane Seck qui a un nouveau Recteur, en la personne de Pr Mamadou Badji, et un nouveau Directeur du Centre Régional des Œuvres Universitaires de Ziguinchor (CROUZ), l'ancien ministre Moustapha Lo Diatta. «Je ne voudrais pas verser dans le sentimentalisme. Nous prenons acte, au niveau du syndicat.

Au niveau du SAES, nous travaillons avec des institutions, avec des structures, nous ne travaillons pas avec des personnes. Je dois dire que nous accordons, nous fondons beaucoup d'espoir sur ce sang neuf qui vient d'être apporté à l'Université Assane Seck, en espérant que cela puisse permettre de nous sortir du gouffre», ajoute l'enseignante de l'UASZ, Ndiémé Sow, Sociolinguiste.

Plus de: Sud Quotidien

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