Cote d'Ivoire: Fonds d'appui aux acteurs du secteur informel - Les commerçants grognent

Le moins que l'on puisse dire après le décaissement des 100 milliards FCFA constituant le Fonds d'appui aux acteurs du secteur informel (FASI) est que les commerçants ne sont pas du tout contents de la façon dont ledit fonds sera mis à la disposition des uns et des autres et surtout du choix des bénéficiaires et du suivi.

Lors d'une conférence de presse animée le mardi 26 Mai dernier, le Ministère de la Jeunesse a expliqué le contexte du FASI.

Il a rappelé que peuvent en bénéficier tous les acteurs du secteur informel, aussi bien les employés que les unités de production, dont les activités sont affectées par la pandémie à coronavirus.

Sont ainsi concernés les employés du secteur ayant subi une perte de revenus en raison de la crise sanitaire ou les entrepreneurs ivoiriens dont l'activité économique est mise à mal par la pandémie. Ceux-ci devront, naturellement, pouvoir faire la preuve de l'existence de ladite activité.

Sont prioritairement concernés les acteurs du secteur de la fabrication artisanale, la fabrication industrielle, le commerce, l'élevage, la pêche, l'Hôtellerie, la restauration, l'hygiène et soins corporels, le textile, l'immobilier, le transport et la réparation d'engins.

En somme, ceux dont les activités ont été perturbées par des mesures de fermeture dictées par le Plan de Riposte Sanitaire.

Pour bénéficier du FASI, il faut préalablement s'inscrire pour se faire identifier comme acteur du secteur informel impacté par la crise sanitaire. Cela peut se faire soit : Sur le site www.fasi.ci;

Dans les agences régionales de l'Agence Emploi Jeunes ; Dans les Guichets Emploi de l'Agence Emploi Jeunes, sur tout le territoire national. Le programme de financement, selon ces explications, est prévu pour durer 45 mois soit 3 ans et 9 mois.

Soit les 3 premiers mois pour identifier les bénéficiaires, 6 mois pour la formation, le suivi et l'accompagnement de ceux-ci et 36 mois pour le recouvrement des prêts octroyés et, éventuellement, la formalisation de l'activité du bénéficiaire.

Pour des animateurs de la Fédération nationale des acteurs de commerce de Côte d'Ivoire (FENACCI), les commerçants qui constituent le plus gros contingent du secteur informel semblent ne pas être suffisamment pris en compte dans le mécanisme de répartition des 100 milliards de FCFA.

« Les gens vont dans tous les sens, au détriment des Commerçants », soutient un interlocuteur de la FENACCI. Ils disent ne pas comprendre que s'agissant d'une aide au secteur informel, ce soit l'Emploi-Jeune qui soit mis devant, tout en ignorant les regroupements des commerçants.

Pour se faire entendre, ils entendent organiser, dans les jours à venir, une conférence de Presse pour dénoncer et demander des clarifications sur ce qu'ils estiment être une exclusion voilée.

D'ici là, ils interpellent le président de la République, initiateur desdits fonds, et souhaitent le rencontrer dans l'urgence.

Plus de: Le Nouveau Réveil

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